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Coups de cœur Cultura
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Si le maintien public de la loi et de l'ordre dans la société civile reposent d'abord sur la législation pénale, on sait qu'il ne suffit pas d'énoncer des principes et des normes pour garantir leur application effective. Mais qu'advient-il, dans un État de droit, lorsque la loi se fonde sur la confiance en la nature humaine et qu'elle ouvre, malgré elle, la porte à des abus et à des interprétations qui fragilisent les fondements mêmes de l'action publique : la légalité, la légitimité et une justice encadrée par le droit et l'équité. Comment, dès lors, différencier l'État de la « bande de voleurs » ?
Dans son essai de philosophie politico-juridique "La victime de crime face au Ministère public. Légalité, légitimité et justice en procédure pénale suisse", Serge G. Fafalen, docteur en droit et avocat, s'efforce d'éclairer ces questions essentielles. À travers l'analyse du statut judiciaire de la victime confrontée aux insuffisances du droit de la procédure pénale suisse, il propose une réflexion critique sur un univers politico-juridique en amont du crime. Son approche met en lumière les liens entre les dysfonctionnements de la société civile et les défaillances de la justice pénale, tout en interrogeant la responsabilité des différents acteurs du système juridique.