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10 ans après « Akasha » ce programme s'appuie sur le son original du quartet créé en 2000 -et renouvelé pour partie- en l'enrichissant de deux saxophones, alto et baryton. Il rassemble des compositions originales ; certaines ayant déjà pris vie mais jamais enregistrées ni publiées, d'autres écrites spécifiquement pour ce sextet. Toujours dans une recherche et un travail sur le son : Shabda. Dans la théorie des cinq éléments de l'Ayurveda notamment, Akasha -l'espace ou l'éther- est caractérisé principalement par le son. Shabda désigne, en Sanskrit, le son de la parole, du mot, mais aussi sa vibration originelle. Les linguistes, les grammairiens de l'Inde ancienne ou encore les philosophes hindous et yogiques font du son un objet de préoccupation central. Le son est-il substance, qualité, mouvement ? Il est celui du «verbe », de la connaissance, un véhicule mental souvent sacré qui relie à la fois hommes et divinité(s). Le mot ne suffit pas à donner sens, c'est sa sonorité, sa qualité vibratoire, les articulations de ses sons qui lui confèrent toute sa force et sa signification dans la longue tradition de transmission orale. De la musique des mots aux mots de la musique, il s'agit toujours de transmission, de perception et d'échange, intemporels et universels. « La nouvelle création d'Yves Rousseau tourne autour du son, "Shabda" en sanscrit. On retrouve l'équilibre entre écrit et improvisé, un goût pour les suites aux amples développements. Il ne veut surtout pas privilégier la complexité d'une écriture qui reste ouverte aux improvisations de ses complices tour à tour solistes, maîtres de leur instrument. l'écriture décrit sentiments et impressions où les sons font sens. »
« LE RÉSULTAT EST UNE SPLENDEUR D'INTELLIGENCE ET DE RAFFINEMENT. » --- Stéphane Ollivier, JAZZ MAGAZINE ---.
« Yves Rousseau est un homme d'influences. Toujours en quête de beautés extérieures au jazz. Il sait les accueillir pleinement, amoureusement sans perdre de vue la nécessité d'en tirer une partition personnelle. » ---Louis Julien Nicolaou, TÉLÉRAMA ---.
« C'est un organisateur d'espaces...un éclairagiste, comme si on pouvait amener une lumière dans la musique, cet incroyable constructeur d'orchestres et d'ensembles... » ---FRANCE INFO ---.
Géraldine Laurent: Saxophone alto
Jean-Marc Larché: Saxophone alto
Jean-Charles Richard: Saxophones
Clément Janinet: Violon,
Christophe Marguet: Batterie
Yves Rousseau, contrebasse, composition