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Akiani pour Cultura
Qu’est-ce qui détermine le goût de la lecture chez les jeunes ?
Cette étude a été réalisée par Akiani pour Cultura, avec pour objectif de comprendre quand, comment et pourquoi le goût de la lecture se construit, se fragilise ou se maintient chez les jeunes.
L’originalité de cette étude est d’intégrer plusieurs variables de segmentation permettant de comparer des sous-groupes entre eux, notamment le profil de lecteur (amateurs de lecture, non-amateurs, non-lecteurs) en sus du genre ou de la catégorie socioprofessionnelle des parents.
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FAUX. Si les foyers avec un budget Livres faible comptent davantage de non-lecteurs, l’inverse n’est pas automatique : la présence de livres dans plus de 8 foyers sur 10, un budget consacré aux livres jugé satisfaisant par 57% des parents ou encore l’engagement parental déclaré par 72% d’entre eux ne suffisent pas, à eux seuls, à expliquer le goût de lire chez l’enfant.
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NI VRAI NI FAUX. Lire une histoire le soir avant le coucher est un rituel partagé : 86% des enfants en ont bénéficié et l’âge où cesse cette pratique est le même (7-8 ans), qu’ils aiment lire ou non. En revanche, la continuité de la pratique joue un rôle : 40% des enfants qui aiment lire se font encore lire des histoires au moment de l’enquête, contre 24% de ceux qui n’aiment pas lire.
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FAUX. C’est à l’entrée et pendant le collège que l’opinion de ceux qui n’aiment pas lire se cristallise. Si 94% des ados qui n’aiment pas lire n’aimaient déjà pas lire à 9-11 ans, c’est aussi durant cette période que l’on observe le décrochage d’une partie des amateurs : entre 10-12 ans et 13-15 ans, la part de non-lecteurs est presque multipliée par 3 (5 à 14%).
C’est aussi à cet âge que se développe les pratiques caractéristiques de la passion de la lecture chez ceux qui aiment lire : relire un livre, lire des séries et des collections, lire sans pouvoir s’arrêter.
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FAUX. La lecture diminue à l’adolescence, car elle entre davantage en concurrence avec d’autres activités et une vie sociale plus intense, mais ne disparait pas. 28% des adolescents déclarent d’ailleurs qu’ils voudraient lire davantage. La lecture reste en 6e position des loisirs appréciés et recueille 63% d’adhésion.
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FAUX. Contrairement au cliché de l’enfant solitaire, l’étude montre que les jeunes de 6 à 15 ans qui aiment lire ont un profil plus curieux et plus actif. Les chercheurs ont construit un score d’activité révélant que, même en excluant la lecture, les amateurs de livres déclarent significativement plus de loisirs que les non-amateurs. Chez les préadolescents et les adolescents, plus de 76% des amateurs estiment que lire « les rapproche des autres ».
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FAUX. La proportion d’expériences de lecture négative est quasi identique pour les jeunes de 6 à 15 ans, qu’ils aiment lire ou non (27% et 26%). En revanche, l’expérience du livre « coup de coeur » est déterminante : elle a été vécue par près de 2 fois plus de jeunes qui aiment lire (77% versus 39%).
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FAUX. Le format papier reste largement plébiscité. 73% des jeunes de 6 à 15 ans le préfèrent et 68% déclarent n’avoir jamais lu d’histoire sur un écran. En partie parce que leurs parents rejettent ce media et qu’ils sont moins accessibles dans les lieux d’intermédiation, mais également parce qu’ils reconnaissent au livre son intérêt sensoriel, sa facilité de manipulation, son confort visuel et le fait qu’il favorise la concentration.
Les adolescents sont plus enclins à lire sur leur téléphone : 21% déclarent l’avoir déjà fait. En revanche, l’audio apparait comme un format porteur chez les plus jeunes : 45% des 6-9 ans adorent écouter des histoires contre 18% des préados et 11% des ados.
Cultura, un acteur résolument engagé pour donner le goût de la lecture de l’enfance à l’adolescence.
Cette étude montre que la lecture n’est pas vouée à l’échec chez les jeunes, mais elle souligne la nécessité d’en repenser les leviers à chaque âge. La dimension collective de la lecture qu’elle éclaire ouvre des perspectives concrètes pour accompagner le goût de lire : créer des occasions de partage, favoriser les recommandations entre jeunes, soutenir les communautés de lecteurs, valoriser les espaces de médiations et d’échange, des champs d’action sur lesquels nous sommes déjà investis », explique Eric Lafraise, Directeur des relations extérieures de Cultura.