retirez en magasin sous 2h
magasin dès le lendemain
4 fois sans frais par carte bancaire
sous 30 jours
Dernières recherches
Avec son look de rockstar et ses idées engagées, Jef Aérosol a marqué les murs de France et d’autres pays du monde. Cet artiste nantais né le 15 janvier 1957 parcours le monde pour échanger sur l’art urbain dans des galeries et des expositions.
Dès le début des années 80, les murs de Tours, Lille, Nantes ou Paris recueillent des œuvres d’un nouveau genre. À la craie, à la bombe ou à la peinture, le street-art fige les expressions et les personnages d’actualité. Parmi les pionniers de cet art contemporain, Jef Aérosol a vite su imposer son style. Musicien, graffeur et parfois porte-parole des causes qui lui semblent justes, l’artiste multi-casquette parcourt le monde pour dévoiler son art au public et partager avec ses collègues artistes. Quelques-unes de ses plus belles réalisations sont notamment compilées dans le livre « Jef Aérosol 30 ans de pochoirs ».
Tout en suivant un cursus universitaire et un CAPES, Jef Aérosol ne lâche pas son matériel et sa passion pour le rock. Entre deux cours, il tente ses premières œuvres, non sans difficulté au début. Rapidement, la passion prend le pas et il commence à maîtriser le graffiti.
Comme une addiction, Jef Aérosol devient vite indécrochable des détails du pochoir : le bruit des billes dans la bombe de peinture secouée, l’odeur de chaque pression… des silhouettes d’animaux, d’insectes, les noms de ses groupes de rock préférés sont désormais signés de trois lettres : JEF, avant d’être rejoints par le mot Aérosol quelques mois plus tard.
Outre par son nom d’artiste, Jef Aérosol démarque ses œuvres d’une touche graphique. Semblant guider vers une direction, une petite flèche rouge vif s’invite sur un visage, un lieu ou une situation. Comme une deuxième signature, ce symbole est source des plus folles théories. Le graffeur lui-même cultive un certain mystère à ce sujet : vous voulez en savoir plus ? Suivez la flèche rouge !
Le street-artiste a progressivement augmenté les dimensions de ses graffiti, jusqu’à créer des pièces impressionnantes. S’il a « graffé » des icônes de la musique, comme Gainsbourg, Dylan, Hendrix ou encore Presley, et des personnalités publiques à l’image de Gandhi, ce sont surtout les anonymes qu’il met en lumière.
Les visages marqués par la vie et les regards remplis d’espoirs de l’exposition « African Dream », les deux générations d’Homme assis à Étaples-sur-Mer ou encore les musiciens sur les murs d’Izmir en Turquie… Autant de créations de Jef Aérosol ayant marqué et marquant encore les esprits par leur sincérité. Mais l’une des œuvres majeures de l’artiste reste son « Sitting Kid ».
À quoi pense cet enfant assis ? Est-il triste ? Pensif ? Déterminé ? Ces questions viennent à l’esprit à chaque fois que l’on pose le regard sur le « Sitting Kid » de Jef Aérosol. Cette silhouette frêle s’est installée aux quatre coins du monde, lors de voyages de l’artiste.
Dès les premiers pochoirs, ce petit garçon a eu un impact sur la carrière du graffeur. Les amateurs de street-art se sont attachés à lui, et Jef Aérosol aussi. Appréciant le côté éphémère de ses créations, l’artiste laisse le temps se charger de ses pochoirs et ne les redécoupe généralement pas. « Sitting Kid » fait partie des rares exceptions à avoir été reproduites plusieurs fois et en plusieurs tailles.
Même s’il ne rate jamais une occasion de graffer un mur ou un lieu atypique, Jef Aérosol assume sa culture « enfant du rock ». Rapidement dans sa carrière, il voit les surfaces sélectionnées pour être « pochoirisées » s’agrandir. Le dessin devient alors une fresque géante, à l’image de son « Chuuuttt !!! » parisien ou de son « Sueños » marcquois. Ce sont en effet des pans entiers de murs qui se colorent à l’envie de l’artiste.
Jef Aérosol peint à la bombe ses idées, ses positions et ses préférences. Pas besoin de matériel complexe pour cela ! Comme lors d’une photo instantanée, c’est un moment et un endroit précis qui insufflent cette envie de laisser une trace. Il est donc tout à fait possible de tester le graffiti sans gros moyens, en commençant de préférence par des guides prédécoupés. C’est la pratique qui aidera à maîtriser le mouvement… et ainsi en finir avec les coulures !
À vos bombes de peinture, à vos pochoirs, à vos supports… Tentez l’expérience du street-art en vous inspirant de la touche rock et humaine de Jef Aérosol !