Malgré l’image obscurantiste du Moyen-Âge en Occident, les femmes y détiennent pourtant de nombreux droits, notamment celui de la propriété. Le droit coutumier médiéval reconnaît en effet l’égalité juridique entre les hommes et les femmes. Celles-ci peuvent alors commercer, s’instruire autant que les hommes et exercer des fonctions politiques. Le consentement des époux doit être librement exprimé pour qu’un mariage soit considéré comme valide.
Plusieurs femmes, dont des religieuses, ont marqué les mentalités de cette époque : Hildegarde Von Bingen, Aliénor d’Aquitaine, ou encore Marie de France. Pour en savoir plus sur la femme au Moyen-Âge en Occident, nous vous recommandons la lecture des ouvrages de Régine Pernoud, spécialiste de ces questions.
De la Renaissance au XVIIème siècle : femmes et sorcières
C’est à la fin du Moyen-Âge et au début de la Renaissance que le statut juridique et social de la femme décline brutalement, en même temps que la remise au goût du jour du droit romain et de son « pater familias ». En réaction aux ouvrages d’hommes célèbres de l’époque allant jusqu’à remettre en question le statut d’être humain de la femme, l’érudite Christine de Pizan écrit en 1405 un livre sur la condition féminine, La cité des dames, considéré par certains comme un ouvrage pré-féministe.
En 1593, les femmes sont interdites de toute fonction politique. Puis, progressivement, la femme est écartée de l’instruction. Son éducation est raccourcie et essentiellement consacrée aux arts et au maintien d’une maison.
C’est également à partir de la Renaissance que les chasses aux sorcières explosent. Les condamnations pour sorcellerie ont lieu majoritairement entre le 14ème et le 17ème siècle. Les femmes indépendantes, célibataires, veuves ou instruites sont alors suspectées de sorcellerie et sont condamnées à mort par pendaison, décapitation, noyade ou par le feu.
Le Siècle des Lumières laisse les femmes dans l’ombre