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Le lieu de culte antique ne se réduit pas au temple, en Gaule romaine comme ailleurs. Des aménagements de toutes sortes, construits ou non, gravitent autour de lui : cours et terrasses, autels et bassins, bâtiments annexes et portiques, murs d’enceinte et porches aménagés dans ceux-ci…
Le temple lui-même, bien souvent, n’apparaît pas seul. On observe, tout particulièrement dans les provinces nord-occidentales, une tendance à la multiplication des édifices cultuels, de toutes tailles et de formes variées, sur le même site. Plutôt que définir celui-ci comme un « sanctuaire », un concept qui ne s’est en fait imposé que récemment pour désigner le lieu de culte dans sa globalité alors que son sens originel est tout différent, on préfère ici parler de « l’entour du temple », à l’intérieur de limites qui sont en Gaule très fréquemment matérialisées – mais pas toujours. C’est la force d’attraction du ou des temples, leur statut dans la cité, souvent aussi l’histoire longue du site, qui font le lieu de culte et la coalescence des éléments qui le composent.
Quatorze contributions, dues à vingt-cinq auteurs, proposent un panorama de ces configurations diverses. La matière a été divisée en deux sections : dans la première, « équiper le lieu de culte », on s’intéresse au temple lui-même comme coeur du site religieux, à son écrin architectural, aux aménagements de toutes sortes dans les lieux de culte d’une région donnée, aux édicules de dimensions et de fonctions variées, aux bassins, aux édifices d’accueil, aux limites archéologiquement repérables de l’ensemble cultuel. La deuxième section, « contextualiser le lieu de culte » conjugue étude régionale et études de de cas, consacrées chaque fois à un site religieux particulier, qui explorent différentes modalités d’ancrage de celui-ci dans son environnement topographique et territorial, et dans la longue durée.