retirez en magasin sous 2h
magasin dès le lendemain
4 fois sans frais par carte bancaire
sous 30 jours
Dernières recherches
Vendu et expédié par : Cultura
État : Neuf
en stock vendeur
Livraison 0.00€ à domicile dès le 00/00/00
EN STOCK EN LIGNE
Livraison en magasin dès le 00/00/00
stock en magasin
Retrouvez le produit près de chez vous.
Coups de cœur Cultura
Tous les passeurs de culture peuvent partager leurs découvertes !
Tu as aimé ce produit ? Partage dès maintenant ton coup de coeur :
N'être connu que pour avoir été assassiné : telle est, en France, la triste postérité d'Alexandre Ier de Yougoslavie. En effet, les principales biographies du roi publiées en France le furent dans les années 1930, au cours des mois qui suivirent son assassinat à Marseille. Depuis lors, son souvenir n'est plus guère évoqué sur le territoire français.
Alexandre Ier de Yougoslavie, né en 1888 au Monténégro, est membre de la dynastie serbe des Karageorges. En 1914, il devient régent du royaume de Serbie quelques jours seulement avant que n'éclate la Première Guerre mondiale et que la violence ne déferle sur l'ensemble de l'Europe. Tout au long de son règne (1921-1934), Alexandre, soutenu par la France, est animé par une profonde volonté d'unification : il joue un rôle crucial dans la création du Royaume des Serbes, Croates et Slovènes, qui devient en 1929 le Royaume de Yougoslavie.
Mais, pour étouffer les tensions croato-serbes internes qu'il sent sourdre et afin de parvenir à forger une identité nationale yougoslave, il instaure une politique autoritaire. Les failles se creusent, la colère gronde et déchire le Royaume, menant ce roi énigmatique, au tombeau : le 9 octobre 1934, Alexandre Ier est assassiné à Marseille par des nationalistes croates et macédoniens.
Qui était donc vraiment cette figure mystérieuse, qui a laissé dans son sillage un souvenir doux-amer ?
C'est ce manque dans la mémoire collective que Rémy Queney, qui servit de nombreuses années comme diplomate en Europe centrale et dans les Balkans, entend combler.