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Enregistrements inédits de musique originale et de transcriptions, imprégnés de la couleur méditerranéenne et de la flamboyance propre au quatuor de guitares, et interprétés avec brio par un ensemble italien de renom. Né en 1941, Angelo Gilardino bénéficie d'une riche discographie chez Brilliant Classics, label qui a conquis une renommée internationale tant pour la beauté de sa musique que pour l'autorité et la sensibilité de ses interprétations. « Écoutez en toute confiance », écrivait le magazine online-jazz.net à propos d'un trio de concertos pour guitare (BC94747) : « Voici un art transparent, qui n'éprouve pas le besoin d'élever la voix : un art magistralement construit, mais d'où jaillit une vitalité palpable. Son principal instrument d'expression est la guitare, dont il maîtrise parfaitement tous les secrets. Cet album s'écoute avec un plaisir constant. » Cet album constitue une introduction idéale à l'univers de ce compositeur remarquable, qui a enrichi la tradition italienne d'une musique d'une inspiration profonde et d'une grande maîtrise. En 2008, Gilardino a arrangé un recueil de ses études pour piano seul, inspirées par la musique de Mauro Giuliani, et les a dédiées à l'ensemble présent sur cet album, le Quartetto Santórsola. Elles se composent de sept pièces brèves, dont une tarentelle entraînante constitue le coeur. L'année précédente, il avait composé une Sinfonietta en trois mouvements, écrite expressément pour quatuor de guitares, où chaque mouvement rend hommage à une figure marquante de l'histoire de l'instrument du début du XXe siècle : Ferenc Farkas, Alexander Tansman et enfin Teresa de Rogatis. Il y évoque leurs personnalités musicales et leurs styles de jeu au sein d'une structure alternant tempo rapide et lent, formant ainsi une oeuvre d'envergure. L'oeuvre de Gilardino est ici complétée par sa transcription d'« Andalucia », un cycle pour piano du compositeur cubain Ernesto Lecuona. Comme Gilardino le souligne lui-même dans un essai du livret, ce cycle appartient au patrimoine espagnol d'Albéniz et de Granados. « Il m'a semblé pertinent d'en réaliser cette version pour quatre guitares qui, sans rivaliser avec la palette dynamique de l'original pour piano, n'en rend pas moins justice à la couleur et à l'éclat de l'inspiration de Lecuona. »