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Une approche très personnelle du saxophone alto, un jeu incandescent dont les phrases sont empreintes d'un lyrisme toujours surprenant, un son qui n'appartient qu'à elle : Géraldine LAURENT fait partie de ces figures ayant prouvé qu'elles avaient leur mot à dire et que le jazz n'était pas seulement une affaire d'hommes. Géraldine reprendr sa carrière de leader et réunit autour d'elle un groupe rassemblant les étoiles montantes de la nouvelle génération : Paul Lay au piano, Donald Kontomanou à la batterie et le fidèle Yoni Zelnik à la contrebasse. Le disque qui en résulte, 'At Work', est constitué pour la plus grande partie de compositions personnelles et de quelques standards historiques, tous approchés avec une fraîcheur déconcertante. À entendre le résultat on se demande quel est le secret de Géraldine pour conserver intacte la grande tradition lyrique du jazz tout en la renouvelant radicalement avec autant de naturel et de talent. La réponse est sans doute dans son opiniâtreté à être dans la musique, toujours au travail.
« La formidable saxophoniste alto Géraldine Laurent. Audace tranquille, sureté confondante, acrobate, douceur du son, intensité du jeu... » --- TELERAMA. ---
GRAND PRIX JAZZ DE L'ANNEE 2016 / COUP DE COEUR JAZZ 2015 / MUSICIEN(NE) DE L'ANNEE 2015 / CHOC DE L'ANNÉE 2015 / ALBUM JAZZ DE L'ANNEE 2015
« Compositions intenses, relectures de standards : en continuant à prendre des risques, la saxophoniste Géraldine Laurent nous bouleverse toujours.
Un soir, alerté par le vétéran saxophoniste Jean-Louis Chautemps, attentif aux talents neufs, on écouta la retransmission d'un concert enregistré par Claude Carrière pour son Jazz club de France Musique. Une saxophoniste alto, en trio nu avec contrebasse et batterie, époustouflait par son audace, sa fermeté rythmique, sa sensibilité. Elle s'appelait Géraldine Laurent, originaire de Niort, où elle avait étudié le piano classique avant de passer au saxophone. On était en 2006, elle avait 31 ans, on la couronna d'une Révélation à Jazz à Juan, d'un Django d'or, puis d'un prix Django-Reinhardt de l'Académie du jazz. Pourquoi tant d'enthousiasme ? Parce qu'elle-même en déborde, à la manière de Sonny Rollins, avec une sûreté rythmique qui relève avant tout d'un énorme culot parce qu'elle se déploie sur une faille. Géraldine Laurent, c'est une force intranquille qui s'avance sur ses gouffres, sachant que seule cette mise en danger vaut qu'on s'aventure en musique. Cet album At Work, le sagace et amical Laurent de Wilde dit très bien qu'il constitue « une sorte de rapport d'étape » dans l'itinéraire de cette toute jeune quadra. Soutenue en quartet par des musiciens plus jeunes, le pianiste Paul Lay, le fidèle et solide Yoni Zelnik à la contrebasse et Donald Kontomanou, batteur formidable, Géraldine Laurent se donne à fond dans des compositions personnelles vraiment prenantes et trois relectures de Jobim (Chora Coração), Monk (Epistrophy), Mingus (Goodbye pork pie hat) avec autant de fougue que d'émotion, les deux qualités principales en jazz. C'est peu dire qu'elle ne déçoit pas nos plus vives attentes. » ------ Michel Contat.-----