Bordeaux au XIXe siècle

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CONTEXTE POLITIQUE
18e siècle : Ere de prospérité (la ville s'agrandit, se transforme sous l'impulsion des
intendants Boucher, Tourny, Dupré de St Maur).
Développement du commerce et de l'activité portuaire (commerce triangulaire)
Bordeaux favorable aux idées des Révolutionnaires Girondins
1789 Fin de la prospérité économique et de l'expansion urbaine (les 2 sont toujours
étroitement liés).
Guerres ( Révolution, Empire ) : la France est en lutte presque constante avec l'Angleterre, ce
qui cause de graves préjudices au commerce bordelais.
Le temps de l'immobilisme
Si l'arrivée du chemin de fer est suivi d'un timide début d'industrialisation, le 19e est
néanmoins le "temps de l'immobilisme". A Bordeaux, la bourgeoisie préfère le confort des
placements viticoles aux risques de l'aventure industrielle. Le port de Bordeaux reste agricole,
la ville sans arrière-pays industriel.
Il y a donc très peu d'industries à Bordeaux : une manufacture de tabac imposée par
Napoléon et une fabrique de porcelaine qui ne durera pas. L'architecture pastiche les façades
de Tourny.
Une société pourtant dynamique
La bourgeoisie fait preuve d'arrogance : fortunes étalées des châteaux viticoles, Hôtels
luxueux du Jardin Public, fastueuses demeures des Boulevards, grand train de la vie
mondaine, équipages de chasse à courre et écuries de course...
Sous l'Empire
L'hostilité contre le pouvoir central s'accroît.
1807 Restriction commerciale : l'Angleterre interdit tout commerce de la France avec les pays
d'Europe, sauf la Grande Bretagne.
1808 Arrêt presque total de l'activité du port de Bx.
Visite de Napoléon 1er qui tente de la relancer par plusieurs projets :
· un prêt de 3 M,
· la décision de protéger certains armements vers les Antilles et la Guyane,
· la relance des chantiers navals (construction de bâtiments de guerre),
· la création d'une manufacture de tabac.
... en vain.
Restauration ( 1815-1830)
La ville et de nombreuses maisons de commerce sont au bord de la ruine, après 20 ans de
guerre, de blocus commercial, de perte des colonies car l'Angleterre règne en maître sur les
mers et coupe Bordeaux des sources de sa richesse ; de perte de valeur des assignats (papier
monnaie de la Révolution). Seul le commerce intérieur du vin et des produits de moindre
valeur subsiste. Les affaires commerciales sont rares ; le port est encombré de bateaux mais
l'animation des quais est médiocre et les bordelais vivent retirés.
La population a diminué de 30 000 habitants depuis 1790.
Bordeaux accueille favorablement la Restauration : A cause de la paralysie du commerce, les
Bordelais se rallient à la monarchie (Louis XVIII) et, à la signature du traité de Paris, le
commerce reprend et un lien privilégié s'instaure entre Bx et la monarchie.
Le réveil du commerce est incarné par P.Balguerie-Stuttenberg : il crée sous l'Empire une des
1ères maisons d'armement qui se développe à la Restauration avec la reprise du trafic
maritime et la prospection de nouvelles destinations. Il fonde la Banque de Bordeaux (pour
développer le capitalisme moderne), absorbée plus tard par la Banque de France. Il stimule
« l'esprit d'association » et monte des Cies pour financer de grands travaux (le pont de pierre
par ex.). Il fonde la Caisse d'Epargne et de prévoyance (pour que les ouvriers épargnent). En
1824 ; il distribue une partie de ses bénéfices aux pauvres.
Ce n'est qu'à partir de 1840 que le négoce bordelais s'ouvre de nouveaux horizons sénégalais
avec le négoce de l'arachide. Bordeaux redevient alors un grand port colonial et la tête de
lignes de messageries vers l'Amérique du Sud et Centrale.
A la fin du siècle la ville s'industrialise avec des entreprises chimiques, métallurgiques,
alimentaires et les huileries. Au même moment le phylloxéra touche le vignoble.
2e République (1848-1852)
Bordeaux a reconstruit ses positions commerciales (en + des Antilles : Sénégal, Gambie,
Amérique du sud, Pacifique, Cochinchine). Les armateurs audacieux ramènent l'indigo des
Indes (fort bénef), le guano chilien ou péruvien et font fortune.
Bordeaux est le 3e port français. Depuis la chute de l'Empire, les négociants bordelais réclament
la diminution des droits de douane et l'ouverture des frontières. J.E.H.Fonfrède (libéral
convaincu) lutte en faveur du libre-échange. Il fonde à Bordeaux une société pour le libreéchange.
Ces idées se généralisent et leur mise en pratique contribue au renouveau économique
de Bordeaux.
Le 2nd Empire (1852-1870)
Le vignoble de Bordeaux est toujours plus étendu et prééminent au classement de 1855.
Sud Gironde : Les pins des Landes, plantés depuis la Révolution, alimentent le trafic du port
(résines, poteaux de mines, traverses de chemins de fer)
Sur les chantiers navals, on construit des clippers (grands voiliers) et des steamers (bateaux et
pa
 
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