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Les voyous du « scum rock », Louse, reviennent avec leur deuxième album, 'Buyer's Remorse' : une replongée brute mais plus aboutie dans les bas-fonds, toujours sous la bannière du label Riot Season (qui compte désormais dans ses rangs, et c'est tout à fait logique, les figures de proue du genre : Brainbombs).
Plus cohérent et plus sombre, mais tout aussi répugnant que leur premier opus 'Creep Call', le groupe a encore affiné sa méthode - un rituel martelant bâti autour d'un riff unique - en y ajoutant des guitares tranchantes comme des rasoirs, une basse 'slide' saturée à l'amphétamine, un saxophone étranglé et des messages sinistres venus du néant.
'Buyer's Remorse' propose des méditations indicibles sur une galerie de ratés sans égal : tueurs à gages ou en série incompétents, naïveté de celui qui réclame un remboursement pour un 'snuff movie', leçons de fellation dérangeantes, enterrement vivant pour échapper à la justice (« vous ne m'aurez jamais en taule ») et le plaisir malsain de se faire hacher menu pour finir en pâté (en route pour le toboggan à viande !).
Boudé par la plupart des festivals (à l'exception des meilleurs), Louse continue d'enchaîner les concerts, avec des moments forts comme ces salles surchauffées et mémorables à Turin et Monza, des tournées européennes avec BRAK, le privilège d'inaugurer le « Mickey Zogg's Basement » à Bristol aux côtés de Beau Wanzer, ainsi que plusieurs apparitions remarquées au Café Oto avec la légende Shit & Shine (également signé chez Riot Season).
Les prescripteurs de bon goût ont décrété que Louse « évolue dans une réalité alternative où The Fall et The Birthday Party ne feraient qu'un seul et même groupe », et que leurs morceaux sont « à la fois dérangeants, débridés, crasseux, sauvages, saturés et complètement barrés, mais surtout rock, créatifs et uniques ».
'Buyer's Remorse' ne fait pas exception à la règle : peaufiné à la perfection par leur collaborateur de longue date James Atkinson (The Stationhouse Studio) et par Matt Ibarra de Rectal Hygienics (STR Mastering), c'est du « scum rock » à son apogée - à la fois impitoyable, laid et brutal ; mais quel groove (bon sang !).