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Après un premier travail de clarification en théologie fondamentale – " Ce Dieu absent qui fait problème ", 1981 –, après un deuxième en théologie du salut - " Ce Dieu censé aimer la souffrance ", 1984 –, l'auteur achève dans ce troisième ouvrage son effort de décantation du christianisme pris dans l'opposition entre religion et foi. Ici, ce sont la mort, la résurrection et le jugement qui se trouvent éclairés par une foi libérée d'une peur marquée au coin d'une religion douteuse. L'auteur arrive ainsi à des perspectives nouvelles, pleines de sens, de cohérence et d'espérance. Le jugement n'est plus le grand règlement de comptes du " jour de colère ". Jugement et miséricorde ne doivent plus se contrebalancer dans un jeu d'équilibrage terriblement angoissant, dans une échéance finale apte à nous enfermer dans toutes les manœuvres protectrices de la religion. La résurrection cesse d'être l'espérance lointaine en la réanimation d'un cadavre à la fin des temps et qui nous concernerait peu. La mort, inscrite dans cette perspective de sens, est acceptée comme fragilité extrême. Elle ne doit pas conduire à la résignation devant la disparition totale ni à la fuite dans une libération hors du temps ou à une réincarnation hypothétique, mais à s'ouvrir au moi authentique qui accomplit le chemin d'humanisation de chacun.