Clémenceau ou la tentation du Japon
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Parlementaire pendant trois décennies, deux fois Président du Conseil, champion de la laïcité et du dreyfusisme, légende vivante d'une France victorieuse en 1918... Mais aussi esprit ouvert aux autres cultures, fasciné par la philosophie et l'esthétique des civilisations extrême-orientales. C'est ce Clemenceau méconnu, passionné par l'Inde et la Chine, féru de littérature japonaise, excellent connaisseur du bouddhisme, que nous invite à découvrir Mathieu Séguéla dans cette belle étude nourrie d'archives inédites.
Une passion qui remonte aux années 1860 lorsque Clemenceau se lie d'amitié avec Saionji Kinmochi, à l'époque étudiant à Paris et qui deviendra l'un des grands dirigeants du Japon. Ce pays dont le Français a toujours admiré la modernisation et la démocratisation sous l'ère Meiji et Taisho. Alors que le Japon préserve son indépendance, l'anticolonialisme et l'anti-impérialisme de Clemenceau se renforcent lors de la conquête du Tonkin, des guerres franco-chinoises (1883-1885) et de la répression de la révolte des Boxers (1900-1901). En politique comme en journalisme et en littérature, l'universalisme des principes du « Tigre » s'enrichit d'un asiatisme original, compris comme une idéologie favorable à l'Extrême-Orient. Artisan du dialogue entre les cultures, Clemenceau fut aussi un collectionneur avisé d'art japonais. En 1901 il écrit même Le Voile du Bonheur, une pièce de théâtre dont l'inspiration est chinoise. Et c'est à l'âge de 79 ans que le « Père la Victoire » entreprend un voyage au long cours qui le conduira aux confins de l'Asie, des Indes anglaises et néerlandaises à Ceylan, de la Birmanie aux Sultanats de Malaisie et à Singapour...
La découverte d'un autre Clemenceau.
 
Clémenceau ou la tentation du Japon

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Matthieu Séguéla

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