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Coups de cœur Cultura
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Dans le vaste champ des études de traductologie, ce livre, placé sous l’invocation de Valery Larbaud, revendique une double limitation. Il ne traite que de poésie et, qui pis est, d’une poésie métrique et non rythmique comme la moderne, inscrite dans une langue morte, le latin, qui a nourri l’attention des lettrés depuis les débuts de l’Âge moderne et dont des secteurs entiers se découvrent encore avec émerveillement aujourd’hui, quand Moyen Âge et Renaissance mieux connus ajoutent un Pétrarque à un Virgile, un Ovide et un Properce. L’auteur, spécialiste de la littérature latine, enregistre, sans s’interdire de trancher, les débats que se livrent depuis le début les traducteurs, gens de lettres et universitaires, sourciers et ciblistes, opposant la fidélité à l’élégance, la prose au vers (régulier, libre, ou blank verse) ou au simple stique. Acharné traducteur lui-même, il invite le lecteur dans son atelier ou plutôt celui du poète, pour lui faire goûter les images, comme le rythme et la musique, le chant. Cela peut se lire comme une déclaration d’amour et un plaidoyer pour la beauté latine : épopée, élégie, lyrisme, épigramme, au fil des chapitres, ce sont, avec les problèmes particuliers posés par chacun de ces genres, les plus belles pages de cette langue qui sont proposées à l’émulation de son lecteur.