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Inégalée dans le catalogue, cette collection réunit l'intégralité des oeuvres d'un genre pour lequel Dvorak a été sous-estimé. Le compositeur, catholique fervent, était un homme d'une foi simple, à l'abri des tourments spirituels de son contemporain Bruckner. Dvorak a composé de la musique religieuse tout au long de sa carrière, mais sa première contribution majeure fut le Stabat Mater de 1876-1877. Cette oeuvre d'envergure est empreinte d'un pathétique contenu, sans doute intensifié durant sa composition par le décès de ses enfants. L'une de ses oeuvres majeures les plus personnelles, le Stabat Mater donne le ton à l'oratorio d'envergure, Sainte Ludmila, de 1886, et au Requiem de 1890 : chez Dvorak, point de flammes infernales et de damnation si vivement évoquées par Berlioz et Verdi dans leurs mises en musique du texte ; la douleur et la consolation sont les maîtres mots du Requiem, à l'image de la foi fervente qui imprègne la légende tchèque de Sainte Ludmila. La Messe en ré majeur fut composée initialement en 1887 avec accompagnement d'orgue, mais la subtilité de sa mise en musique s'inscrit dans l'esprit des dernières Messes de Haydn et Schubert, comme il le reconnut en l'orchestant quelques années plus tard. Sa dernière oeuvre sacrée est le Te Deum de 1892, d'une exubérance élémentaire, qui rappelle par son esprit sa mise en musique vigoureuse et festive du Psaume 149. Les enregistrements de ce coffret sont tous modernes, réalisés au cours des vingt dernières années par des ensembles de Cologne, Navarre, Varsovie et Washington, sous la direction de chefs de choeur renommés tels que Gerd Albrecht (Sainte Ludmila), Robert Shafer (Stabat Mater, Psaume 149) et Antoni Wit (Requiem, Messe en ré majeur, Te Deum). Un essai approfondi sur l'oeuvre sacrée de Dvorak est inclus dans le livret, et les textes chantés sont disponibles sur www.brilliantclassics.com.