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C'est en octobre 1986 qu'Eric et Christophe se rendent à Londres chez VINYL SOLUTION pour concrétiser la signature, sur ce label, du prochain album des Thugs. VINYL SOLUTION, boutique label, tenue par deux français, s'intéresse aux angevins depuis « Frenetic Dancing ». GOUGNAF MOUVEMENT leur avait envoyé le disque, ils en avaient vendu une centaine de copies et avaient réussi à obtenir de nombreuses chroniques dans la presse musicale. Ils auraient souhaité, comme d'autres, sortir « Radical Hystery ». Une sorte de Thugs mania est en passe de gagner toute l'Europe occidentale, on sait que la Grèce a déjà succombé aux charmes électriques de l'Hystérie Radicale, un label anglais est le meilleur moyen d'enfoncer le clou. Et effectivement ça permettra à « Electric Troubles » de sortir en Allemagne, en Espagne et en France aussi, chez CLOSER.
Les Thugs vont affirmer, avec « Electric Troubles » et le maxi « Dirty White Race », leur Son et leur façon de faire du rock'n roll. « Radical Hystery » avait posé les bases, ces deux disques vont définitivement imposer la Thugs trademark, quelque chose entre les Beatles et Motorhead, comme ils se présentaient eux même dès « Frenetic Dancing », ni hardcore ni pop, ni noise ni punk, tout ça à la fois et même plus encore. Un mur de guitares sur lequel surfe une mélodie, une recette simple et efficace simplement poussée ici à son paroxysme. Peut-être doit-on cela au savoir-faire des studios anglais (Redwood, celui des Monty Python pour l'anecdote, et RMS), à Alan Scott ou Andy Levien, les coproducteurs, sans doute, mais on le doit surtout aux Thugs et à leur vision très précise de la façon dont ils veulent sonner, sans complexe vis à vis des américains et des anglais, ils font juste la musique qu'ils ont envie d'entendre.
Les sept titres de « Electric Troubles » seront enregistrés et mixés en juillet 1987, en trois jours et demi, sans se presser. Les Thugs savent ce qu'ils veulent et comment l'obtenir.