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Après un premier album prometteur, White Wolf subit une forte pression de RCA Records pour produire un véritable succès. Enregistré aux Pays-Bas avec le producteur Shell Schellekens, Endangered Species est salué par le label, mais le rachat de RCA bloque toute promotion et compromet la carrière du groupe.
Malgré ses qualités musicales et son excellent hard rock mélodique, l'album ne bénéficie pas du soutien attendu et le groupe est finalement abandonné par sa maison de disques.
Audio entièrement remastérisé à partir d'une technologie numérique 24 bits. Livret de 12 pages en couleurs comprenant un essai de 3 500 mots, des visuels restaurés et de nouvelles interviews.
À l'approche de leur deuxième album, White Wolf subissait une réelle pression pour obtenir des résultats, et plus particulièrement pour décrocher un single à succès. Après avoir fait leurs armes pendant des années dans de nombreux clubs à travers le Canada, leur virtuosité ne faisait aucun doute ; toutefois, comme on pouvait s'y attendre, RCA Records exigeait un retour sur investissement concernant le temps et l'argent consacrés au premier album. Le label hésitait donc à donner le feu vert tant qu'il n'aurait pas entendu un titre susceptible de devenir un « tube ». Le groupe s'est alors mis sérieusement au travail, passant l'été 1985 à composer, seul ou en collaboration. Shell Shellekens, producteur de Golden Earring, fut engagé pour superviser les enregistrements, et le groupe s'envola pour les Pays-Bas afin de travailler dans son studio. Outre les morceaux préparés pour l'album, RCA suggéra au groupe d'enregistrer une reprise de « Just Like An Arrow », un titre du groupe britannique Magnum qui avait connu le succès en Europe. Une fois l'album terminé, RCA fut ravi du résultat ; le groupe s'apprêtait à assurer des premières parties pour Kim Mitchell (ex-Max Webster) et entrevoyait même la possibilité de tourner avec AC/DC et Van Halen... mais le jour où ils se présentèrent à leur bus de tournée, leur manager leur apprit que RCA était en négociations pour être racheté par une autre société et que toutes les dépenses liées aux groupes sous contrat étaient gelées !
L'album 'Endangered Species' finit par sortir, mais le groupe peinait à survivre financièrement. Bien que RCA leur ait proposé un troisième album, le groupe souhaitait avant tout promouvoir 'Endangered Species', en lequel il croyait fermement ; après une impasse, RCA finit par se séparer du groupe. Avec le recul, on comprend aisément pourquoi le groupe s'était autant investi dans ce disque : il s'agit d'un album de hard rock de premier ordre, à la fois fluide et élégant, parfaitement adapté aux attentes de l'époque.