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" L'UN DES PLUS PASSIONNANTS PIANISTES DE LA NOUVELLE GÉNÉRATION " --- TÉLÉRAMA ---. JAZZDOR SERIES 09.
Delbecq 4 est donc une mise en commun de la relation forte avec Mark Turner avec une complicité formidable rencontrée au sein du trio de John Hébert. Le quartet joue une première fois au Cornelia Street Café à New York en 2016, puis enregistre en 2017 au studio Trading8s dans le New Jersey l'album " Spots on Stripes " pour CleanFeed, un disque qui recevra lui aussi l'éloge de la critique internationale. Le quartet tourne en France, en Suisse et en Belgique au printemps puis, à la fin de l'été 2019, à la suite de son concert à la Philarmonie de Paris pour Jazz à la Villette, il enregistre ce nouvel album en une journée au Studio MidiLive, près de Paris. Igor Juget est là avec ses caméras. Comme toujours, Delbecq signe l'intégralité des compositions, mais l'album comporte exceptionnellement deux " reprises ", dont l'une écrite pour Turner en 2002.
Dans ce nouvel album, Delbecq manipule parfois, assis au piano, à l'aide d'un pédalier qui pilote son ordinateur, un principe d'enregistrement en temps réel de chacun des instrumentistes, ou encore du quartet tout entier, soit un procédé qu'il aime à nommer 'post-radiophonique '. L'auditeur est ainsi parfois appelé à revivre de petites miniatures musicales qu'il ou elle vient d'entendre et qui mutent sous ses oreilles, injectées dans le jeu du quartet : ce procédé de douce bascule peut venir ainsi offrir de nouveaux états de musique. Delbecq s'empare ainsi du rôle qu'il tient aussi dans Plug and Pray avec Jozef Dumoulin ou Ambitronix avec Steve Argüelles, un rôle de 'remix ' in situ qu'il avait donné au batteur Steve Argüelles dans son disque 'Pursuit ' (Songlines, 2000) ou encore dans 'Poolplayers ' (Songlines, 2007) avec Arve Henriksen. Une utilisation fort parcimonieuse de l'électronique qui poursuit ses rêves d'états de musiques inédits.
Soutenu dans son aventure au long cours par des musiciens aussi cruciaux que Mal Waldron, Steve Lacy, Paul Bley, Steve Coleman ou encore György Ligeti ou Pascal Dusapin, mais aussi par les lieux et festivals qui lui sont particulièrement fidèles tels le Jazz d'Or Strasbourg, l'Europa Jazz Le Mans, le Vancouver International Jazz Festival, le London Jazz Festival, le Wroclaw Jazztopad, ou encore le Sud des Alpes de Genève, le pianiste parisien poursuit sa visée musicale originale. Car ce musicien libre et indocile - qui aime autant Thelonious Monk que la musique des pygmées Aka, Paul Bley que Domenico Scarlatti, Ornette Coleman que Claude Monet, qui s'intéresse autant à l'architecture qu'aux propriétés des nombres imaginaires - traverse la vie musicale du jazz international depuis le tournant des années 90, où depuis trois décades il construit une carrière sans tapage, à l'abri des modes et travaux séducteurs, mais nourrie par un élan vif et la transmission d'une écriture et pensée musicale en constante recherche. Une musique qui fait l'éloge du collectif, de l'invention, des formes et sonorités sensibles servie par des improvisateurs aux voix exceptionnelles. Tout cela emmène l'auditeur vers des sortes de mirages rythmiques et mélodiques - des 'Gentle Ghosts', de gentils fantômes - qui viennent interroger notre propre histoire, notre propre mémoire, une marque de fabrique dont Delbecq a la clé et qui influence sans bruit le jazz de demain.
" DU GRAND ART " --- JAZZ MAGAZINE ---.
" Sa musique aventureuse, inclassable à force de tracer sa voie singulière aux confins du jazz le plus libre et de la musique contemporaine la plus élaborée, est aujourd'hui l'une des plus riches et poétiques qui soit. Une aventure sensorielle passionnante." --- LES INROCKUPTIBLES ---.