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Les médias épinglent régulièrement les patrons français qui s'accordent des rémunérations exorbitantes alors que les résultats de leur entreprise sont mauvais.
Alors, les Français se posent légitimement des questions : nos grandes entreprises sont-elles bien gouvernées ? Qui les contrôle réellement ? Les managers ou leurs actionnaires ? Qui décide vraiment des revenus des patrons du CAC 40 ? Ces revenus sont-ils à la hauteur de leurs performances ? Correspondent-ils à des profits ou à des rentes ? La nouvelle loi est-elle la bonne réponse au problème ?
Telles sont les questions qui sont posées dans cet ouvrage provocateur, qui soulève le problème de la gouvernance d'entreprise. En y répondant, Thierry Aimar nous invite aussi à ouvrir un débat sur la place de l'actionnariat privé et des règles du marché dans un pays dominé par des logiques de réseaux, où le copinage remplace parfois la compétence et où les bureaucrates d'entreprise désespèrent les véritables entrepreneurs. Un pays où l'inefficacité et les rentes des uns se nourrissent des performances et du travail des autres.
"Si l'image que l'on a d'un bon patron est fonction de sa capacité à innover, à prendre des risques, à indiquer les voies du développement économique, et surtout à assumer ses responsabilités face à l'échec, comme c'est le cas dans les P.M.E., on observe parfois l'inverse dans les très grandes firmes. On y trouve des patrons sans vision, des patrons qui s'enrichissent en ne prenant aucun risque, et souvent au détriment de leur propre entreprise et de ses partenaires. Les salariés, les petits actionnaires, doivent alors payer pour des erreurs de stratégie économique commises par leurs dirigeants".
Extrait.