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DOUBLE ALBUM ÉVÈNEMENT- LE PLUS GRAND VIOLONISTE DE JAZZ DE L'APRÈS-GUERRE - LA VOIX INIMITABLE DU GENTLEMAN DU VIOLON, SUBLIMÉE PAR L'ÉCRIN SOYEUX DES CORDES. 2 CDs - 37 TITRES dont 23 INÉDITS.
CD1: 17 TITRES INÉDITS GRAPPELLI With Strings produits par Sacha Distel.
CD2 : EXCEPTIONNEL BONUS 6 TITRES INÉDITS PAR LE GRAPPELLI QUINTET FEATURING PIERRE CULLAZ les seuls titres retrouvés avec Pierre Cullaz ! Une pépite unique ! RÉALISÉ ET ARRANGÉ PAR GÉRARD GUSTIN. Ce coffret 2 CD rassemblant 47 titres, dont 23 inédits, célèbre l'amitié du violoniste avec le pianiste, compositeur, arrangeur et chef d'orchestre Gérard Gustin. Un premier album, entièrement inédit, produit par Sacha Distel en 1970, permet d'entendre Stéphane dans un contexte « à cordes ». Un écrin qui sied à merveille à ce gentleman du violon. Les deux séances en quartet réunies dans le deuxième volume présentent un autre aspect de la collaboration discographique entre les deux hommes, qui s'étalera sur près d'une dizaine d'années. En bonus, une nouvelle session inédite en quintet de 1961, en compagnie du guitariste Pierre Cullaz.
" UNE HISTOIRE D'AMITIÉS. Au début des années 60, l'avènement du rock'n'roll et la vague « yé-yé » vont affecter durablement la vie musicale, brouillant quelque peu les repères dans le domaine des variétés. Les musiciens de jazz, qui jusque-là y tenaient le « haut du pavé », vont devoir s'adapter. Certains, comme Emmanuel Soudieux, contrebassiste du quintette de Django Reinhardt puis de l'orchestre d'Yves Montand, abandonneront le métier. D'autres, comme le pianiste René Urtreger, joueront les utilités derrière les vedettes du moment en attendant des jours meilleurs. Stéphane Grappelli, qu'une enfance difficile a sensibilisé « à vie » à la précarité et au risque des lendemains qui déchantent, va accepter en 1967 un engagement au restaurant de l'hôtel Hilton avenue de Suffren : le Toit de Paris. Il y restera cinq ans. C'est là que le retrouve Sacha Distel, au tout début de l'année 1970.
LONDRES et PARIS. Il faut dire qu'à cette époque, Stéphane n'est pas encore la star du violon jazz que nous connaissons. Ex-partenaire de Django Reinhardt, le violoniste jouit certes d'une excellente réputation, soutenue par un professionnalisme à toute épreuve, mais le temps a tourné. Deux personnalités vont alors contribuer à redonner à l'artiste une visibilité médiatique et une audience internationale à la hauteur de son immense talent : Yehudi Menuhin et Sacha Distel... Ces années-là sont en effet des années fastes pour Sacha, connu comme chanteur par le grand public, mais également féru de guitare jazz (n'oublions pas qu'il fut le premier disciple français de Jimmy Raney) et accessoirement animateur (depuis 1963) du fameux « Sacha Show » à la télévision. Distel invite son ami sur les plus grandes scènes (Palladium de Londres, Olympia de Paris, où ils s'installeront durant trois semaines en février-mars 1970), l'emmène en tournée, lui « remet les pieds à l'étrier » en somme, produisant dans la foulée ces séances « with strings » dirigées par le pianiste Gérard Gustin, qui est alors son chef d'orchestre.
À CORDES ET À CRINS. Conçus à l'origine comme des musiques « d'ambiance », ces enregistrements restés inédits se présentent comme le fruit d'une étroite collaboration entre Gustin, qui en fournit l'écrin, et Grappelli, qui leur donne sa voix inimitable. Entre les deux hommes, la complicité est d'ailleurs totale. Musicien complet (compositeur, arrangeur, chef d'orchestre), Gérard est également un remarquable pianiste (tout comme Stéphane !) et un « chorusman » redoutable. On badine et on se renvoie la balle sur le blues, ou à partir de trames harmoniques empruntées à des standards (on en reconnaîtra quelques-unes au fil des plages : Out of Nowhere, Tenderly, Body and Soul...). Mais quel que soit le prétexte, la vérité sort toujours de la bouche du violon de Stéphane, dont l'archet virevolte, tour à tour câlin, tranchant, toujours saisissant, comme l'illustre ce Corail inaugural. Sur Direction Uranus et Zénith, Sacha vient déposer quelques notes de guitare, distillant comme en clin d'oeil l'élégance de son phrasé, heureux de partager la musique avec ses amis. Quant à la section rythmique (basse électrique et drums), impossible de l'identifier à coup sûr.
S'agit-il de Francis Darizcuren (qui ne reconnaît pas son jeu à la quatre cordes, attaquées ici au médiator) et d'Armand Cavallaro, tous deux titulaires de l'orchestre de Gustin à cette période ? Cavallaro s'est-il fait remplacer pour ces séances par Marcel Blanche, qui officiait parfois sur scène ? Darizcuren par Paul Rovère ou Alain Badénes (qui se souvient avoir joué avec Stéphane lors de tournées, mais pas enregistré) ? Mystère ! Captées sans doute dans l'urgence du moment, ces faces exhalent aujourd'hui le parfum d'une époque, assorti d'un insaisissable goût d'éternité.
LE TEMPS DES AMIS. C'est un Stéphane souverain (dégagé de ses « obligations » à l'hôtel Hi