Hendrik Andriessen : Miroir de peine - Oeuvres orchestrales - Concertos

De Thierry Fischer (Interprète), Roberta Alexander (Interprète), David Porcelijn (Interprète), Hendrik Andriessen (Compositeur), Michael Müller (Autre interprète), Ernestine Stoop (Autre interprète), Henk Swinnen (Autre interprète), Paul Verheij (Autre interprète), Tom Reinders (Autre interprète), Herman Vincken (Autre interprète), Maurits Bosman (Autre interprète), Dmitri Ferschhtman (Autre interprète), Tinta S. Von Altenstadt (Autre interprète)
Hendrik Andriessen : Miroir de peine - Oeuvres orchestrales - Concertos
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Ce coffret 2 CD présente des oeuvres vocales et orchestrales d'Andriessen : le célèbre cycle de mélodies orchestrales « Miroir de Peine », ainsi que des variations orchestrales et des concertos pour violon, violoncelle et hautbois, une musique magnifique, d'une puissance intérieure et contemplative, lyrique et spirituelle.

Excellentes prestations de la soprano Roberta Alexander (Miroir de Peine) et de l'Orchestre de chambre de la radio néerlandaise sous la direction de David Porcelijn et Thierry Fischer.

L'univers sonore opulent d'un maître néerlandais du romantisme tardif, encore peu connu hors de son pays natal.

Une spiritualité rare et une sensualité raffinée caractérisent le style d'Hendrik Andriessen (1892-1981), qui offre une synthèse éthérée du chromatisme franckien avec une interprétation personnelle des formes classiques et des modes ecclésiastiques. Bien qu'organiste de formation, ses compositions pour autres instruments solistes sont fluides et idiomatiques. Les concertos pour violon, violoncelle et hautbois possèdent la même texture soyeuse que ses oeuvres orchestrales plus connues, et cet album a reçu des critiques élogieuses lors de sa sortie en 2000.

L'oeuvre principale de l'album est « Miroir de peine », un cycle de mélodies nostalgiques sur des poèmes d'extase religieuse d'Henri Vangeon, qui décrivent la Passion du Christ du point de vue de la Vierge Marie. Des sopranos majeurs, d'Elly Ameling à Christiane Stotijn, ont défendu cette oeuvre. L'enregistrement de Roberta Alexander en 1991 a été accueilli avec enthousiasme par la critique pour la sérénité et la beauté de son interprétation et la richesse de sa technique.
Andriessen considérait Franck comme « un philosophe musical au sens le plus pur du terme », qui « traduisait les sentiments intenses issus de l'intuition de son génie en une forme ordonnée ». On pourrait en dire autant du langage d'Andriessen tout au long de sa carrière, comme le confirme cette analyse d'un demi-siècle de sa production, de la volupté solennelle de Magna res est amor de 1919 aux Variations chromatiques et au Concerto pour violoncelle de 1970.

Le Concerto pour violon (1968-1969) conserve un caractère essentiellement romantique, mais avec des touches d'agitation sonore du XXe siècle, à l'image de Vaughan Williams et Casella des années 1930. Tout auditeur pour qui le conservatisme n'est pas un gros mot appréciera la voix puissante et expressive d'Andriessen dans ces interprétations magnifiquement préparées et exécutées.
Miroir de peine, etc. : « Dans cette rétrospective retraçant toute la carrière d'Hendrik Andriessen, la sensualité des premières mélodies contraste avec la facture debussienne de Miroir de peine. Des interprétations captivantes. » Gramophone

Concertos : « Je ne peux m'empêcher d'écouter ce CD, qui le montre sous son meilleur jour... Je le recommande à tous. » Fanfare

Hendrik Andriessen est né à Haarlem, aux Pays-Bas. Son père, Nicolaas Hendrik Andriessen, était directeur musical et organiste à l'église Saint-Joseph de Haarlem. La musique occupait une place importante dans la famille Andriessen, et le jeune Hendrik le soutenait dans ses devoirs musicaux (ecclésiastiques).

À la mort subite de son père en 1913, Hendrik reprit son poste de musicien, s'engageant dans une carrière totalement différente après avoir choisi le journalisme. Cette année-là, il composa sa première grande composition pour orgue, le Premier Choral, qui témoigne clairement de l'influence de César Franck. L'année suivante, Andriessen entame des études de composition au Conservatoire d'Amsterdam sous la direction de Bernard Zweers. Deux ans plus tard, il obtient son diplôme. Ses premières oeuvres de maturité comprennent des compositions religieuses, des oeuvres pour orgue, de la musique de chambre et des mélodies.

Le style d'Andriessen témoigne clairement de l'influence des compositeurs français Vincent d'Indy, César Franck, Gabriel Pierné et Albert Roussel. Andriessen n'était pas adepte d'un expressionnisme ultra-émotionnel. Il a privilégié un style plus introspectif, témoignant de son admiration pour le style « objectif » de César Franck.
 
Hendrik Andriessen : Miroir de peine - Oeuvres orchestrales - Concertos

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Thierry Fischer

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