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Henri TAYAN nait à Mont-de-Marsan en 1855. Particulièrement doué en dessin, il fait l'admiration de ses camarades de Lycée. En 1872, suite au décès prématuré de son père, il arrête ses études pour subvenir aux besoins de sa famille. Pour autant, Henri n'abandonne pas l'espoir de devenir un artiste. En 1880, bien que sans moyens ni mécène, il décide d'emmener toute sa famille à Paris. C'est dans la capitale, alors en plein bouillonnement artistique, qu'Henri se forme, se cultive et s'inspire. Il découvre l'art nouveau et devient en une vingtaine d'années, un peintre décorateur reconnu et demandé. A 45, Henri TAYAN est au sommet de sa carrière. Il vient de décorer l'entrée monumentale du Pavillon des Fils et Tissus, construit sur le champ de mars pour l'exposition universelle de 1900. Ce travail lui vaudra les honneurs : médaille d'argent du jury international et les palmes académiques. Mais la vie ne l'épargne pas. Deux de ses enfants décèdent en bas âge et les relations avec sa femme se dégradent fortement. Henri a le mal du pays et comme tant d'artistes de son temps, il noie ses chagrins dans l'alcool. 1900 est aussi une année de rupture, Henri quitte Paris pour retourner dans son pays landais. Ce retour semble lui réussir. Il reçoit de nombreuses commandes importantes en matière de décoration (mairies, églises, bâtiments publics, maisons bourgeoises, â€-) et trouve à nouveau l'amour. La séparation de l'église et de l'État en 1905 puis les restrictions économiques liées à la première guerre mondiale viendront précipiter Henri dans la ruine et la misère. En 1911, Henri n'a plus rien, ses biens sont vendus aux enchères. Il est, de fait, sans domicile fixe. C'est alors qu'Henri opère un choix : il deviendra LE peintre de la forêt landaise. Durant une vingtaine d'années, Henri TAYAN parcours la Lande. Il repère, inventorie et peint avec une poésie non feinte : les étangs, les courants, la forêt et les derniers bergers et leurs moutons.
 
Henri TAYAN

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David Courallet

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