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L'hystérique a toujours fasciné, repoussé, intrigué et scandalisé, tant par les excès de ses figures sexuelles et érotiques que par « sa belle indifférence ». On l'a cru possédé et il fut associé, au cours des âges, à des figures maléfiques. Ce n'est qu'à la fin du XIXe siècle qu'il fut considéré comme malade et surtout, avec Freud, malade de « réminiscences » de séductions exercées dès son plus jeune âge.
Si, depuis Freud, l'hystérie n'est pluss réservée aux femmes mais appartient également aux hommes, c'est qu'il découvrit que dans tout développement psycho-sexuel « normal », l'hystérie est « obligatoire » en tant que névrose infantile structurante.
Là où cette névrose fait défaut, se découvrent des tableaux de psychoses ou de grandes pathologies mentales. Devrait-on dire : là où manque la féminité ? Là où manque l'acceptation de la différence des sexes ? On sait que c'est à partir du noyau hytérique que la féminité, aussi bien celle des hommes que celle de femmes, fut étudiée et apparaît comme un roc.
Nous devons beaucoup aux hystériques : c'est à partir d'eux que Freud inventa la psychanalyse.