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Une première remarquable, et un ajout précieux à l'incomparable catalogue de musique pour guitare de toutes les époques de Brilliant Classics. Antoine De Lhoyer, l'un des plus importants compositeurs de duos pour guitare du début du XIXe siècle, naquit en septembre 1768 à Clermont-Ferrand. Ses dons musicaux se manifestèrent très tôt, et il se forma à Paris. Son professeur, Vidal, le qualifia de « meilleur guitariste d'Europe ». Cependant, à l'âge de 20 ans, de Lhoyer s'engagea dans la Garde royale, peu avant la Révolution française. La vie en France lui devenant rapidement incompatible avec ses convictions, il quitta précipitamment le pays et s'installa finalement à Hambourg, où ses compositions furent publiées pour la première fois au tournant du XIXe siècle. Les voyages de De Lhoyer étaient loin d'être terminés, et au cours des décennies suivantes, il occupa des postes de professeur de musique et d'interprète professionnel à Saint-Pétersbourg, Paris, en Corse, à Aix-en-Provence et à Alger, la nouvelle capitale de la colonie française d'Afrique du Nord. De retour à Paris, il y mourut en 1852, à l'âge de 84 ans. Les duos présents sur cet album furent composés entre 1814 et 1826 et constituent une part importante de son oeuvre. On s'attend à ce que le style de sa musique reflète le caractère vivant et cosmopolite de sa carrière, et c'est bien le cas : souvent des sonates en trois ou quatre mouvements, agrémentées d'interpolations pittoresques telles que le mouvement de la « chasse » de l'Op. 35 n° 2 et la gracieuse Sicilienne de l'Op. 35 n° 5. La Fantaisie Concertante op. 33, en huit mouvements, s'apparente à une sérénade mozartienne, avec un Andante con variazioni d'une fluidité superbe, suivi d'un Adagio bref et paisible. On trouve également deux recueils de douze Valses, dans un registre beaucoup plus léger, à la manière des recueils de danses de Schubert, ainsi qu'un ensemble de six Sérénades op. 36, en deux mouvements et d'une élégance constante. Lhoyer possédait un don exceptionnel pour les mélodies chantantes, et ses mouvements lents s'apparentent souvent à des chansons sans paroles. Certains d'entre eux, comme les Adagios op. 31 n° 1 et op. 33, comptent parmi les plus belles et les plus rayonnantes oeuvres écrites pour guitare au XIXe siècle.