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Max Jacob déclare avoir vu le Christ au cinéma, -à Montparnasse, en 1914. Il y avait déjà vu Fantômas, Charlot, tant d'autres: le poète devient dès les années 1907-1910 amateur du cinéma, lorsque le cinéma, déjà fort pro table, n'avait pas encore acquis ses lettres de noblesse. Quelques vingt ans plus tard, Jacob sait reconnaître l'importance décisive du dessin animé, prodige nouveau de la technique moderne. Le cinéma - et les cinéastes -- accompagnent toute sa vie de poète, et l'on découvrira en ces pages des extraits, dont certains inédits, de correspondances entre Jacob et Jean Aurenche, André Sauvage, ou Jean Cocteau. Le poète dialogue avec le cinéma par son écriture, comme par les montages vertigineux d'images des poèmes du Cornet à dés et du Laboratoire central. « éâtre et cinéma,» article de 1918, réunit deux pans privilégiés de la vie de ce véritable homme de spectacle, dont on méconnaît le théâtre peut-être en attente d'adaptation cinématographique. Jacob joue même devant la caméra à plusieurs occasions, -- et on le croit volontiers acteur tout autant sur la scène du monde. Max Jacob porte déjà, a toujours porté les marques du plus surprenant des personnages de ction, et l'on n'a pas manqué de rendre Max Jacob à l'écran: ne doutons pas qu'il y reviendra...
 
Jacob et le cinema

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Alexander Dickow

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