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« Un ouvrage passionnant sur les parcours individuels et les clivages générationnels qui ont marqué cette période décisive de l’histoire de l’égalité. » Thomas Piketty
Les révolutions qui ont secoué l’Europe et les Amériques pendant sept décennies, de 1760 à 1825, ont façonné le monde moderne. Les révolutionnaires ont brisé des empires, renversé les hiérarchies sociales, donné naissance à un monde de républiques. Mais alors que ces grandes transformations politiques émergeaient par-delà les océans, de vieilles injustices ont persisté tandis que les puissants moteurs du changement révolutionnaire produisaient de nouvelles et insidieuses formes d’inégalités.
À travers un kaléidoscope de vies à la fois familières et inconnues – de John Adams, Toussaint Louverture ou Napoléon à un naturaliste français ambitieux ou encore une nonne péruvienne séditieuse –, l’historien Nathan Perl-Rosenthal raconte ici cette épopée révolutionnaire de manière originale : celle d’une vaste histoire générationnelle qui s’étend sur trois continents. S’attachant particulièrement aux questions d’inclusion sociale, il cherche à comprendre les liens qui ont pu exister entre les différentes révolutions et ceux qui les ont faites. Il suit pour cela leurs projets, leurs échecs, leurs limites et leurs contradictions. La première génération révolutionnaire, animée par des idées radicales, s’est ainsi efforcée de briser les liens hiérarchiques de l’ancien ordre. Ses échecs en ont façonné une deuxième, plus habile dans l’organisation de masse, mais aussi plus autoritaire et répressive. Les transformations politiques radicales d’après 1800, enfin, ont ancré durablement les inégalités sociales et raciales dans les fondements de la démocratie moderne.
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Marie-Anne de Béru.