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Coups de cœur Cultura
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Si la responsabilité de protéger, défendue par Kofi Annan, s’impose comme une évidence au coeur de la mondialisation actuelle, les États doivent repenser leurs relations vis-à-vis des différents systèmes de régulations internationaux. Les droits se sont peu à peu internationalisés et les organes supranationaux de prévention et de protection des droits humains deviennent des interlocuteurs capables d’influencer les décisions nationales. C’est d’autant plus vrai pour la région latino-américaine qui a développé un véritable système de protection rendant exigible le respect des droits des individus, notamment grâce à la Cour interaméricaine des droits de l’homme.
L’État mexicain n’a pas échappé à ces évolutions. Mais dans les faits, face à des résistances nationalistes et une volonté latente et récurrente de souveraineté, les arrêts de la Cour interaméricaine des droits de l’homme ont-ils réellement été des vecteurs de transformations pour le Mexique ? À travers ce questionnement, le livre analyse quels ont été les impacts des premiers arrêts de la Cour interaméricaine des droits de l’homme sur l’administration publique mexicaine et montre comment, bien que l’État ait créé des institutions en charge de l’agenda des droits humains, un certain nombre de freins ont rapidement émergé remettant en cause la réalité et la pérennité de ces transformations.