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Profitons-en : ce n’est pas tous les jours fête ! Faire la fête autrefois, et plus particulièrement entre les années 1880 et 1945, c’était le moment de rompre avec les jours de labeur, de vivre des journées et des soirées que l’on appréciait d’autant plus qu’elles étaient rares. Même si le « temps libre » était en grande partie consacré aux pratiques religieuses : messes dominicales, processions aux Rameaux, Rogations, et évidemment aux grands événements de la vie encadrés par l’Église catholique, le baptême, la communion, le mariage… Nos aïeux avaient tout au long de l’année de multiples occasions de se distraire un peu. En premier lieu, la fête communale : on y allait à pied ou à vélo, seuls moyens de se déplacer autrefois, et l’on y croisait des filles et des garçons venus des villages souvent à plusieurs kilomètres… On attendait le bal, la musique et les danses avec impatience ! En Touraine, de Tours aux confins du lochois, en passant par Chinon ou Fondettes, chaque village avait sa fête annuelle, et l’on ne compte pas les cavalcades et carnavals, les fêtes de la vigne ou de la moisson, les défilés en musique, les foires et comices agricoles… Quel bonheur de découvrir les « nouveaux loisirs » propres au début du XXe siècle, les courses cyclistes, les concours de gymnastique ou les premières séances de cinéma ! Aujourd’hui, les occasions de faire la fête sont nombreuses, mais ont-elles autant d’attraits qu’autrefois ? Feuilletez ce livre d’images et faites-vous votre propre idée sur les fêtes tourangelles !