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Nouveau changement de personnel en 1981 chez Dire Straits : l'anglais Alan Clark apporte son orgue Hammond et le californien Hal Lindes sa guitare pour l'enregistrement de "Love Over Gold", le premier album n°1 du groupe en Angleterre. L'interminable et lyrique "Telegraph Road" mi-ballade mi-blues qui le débute est le véhicule parfait pour ses parties de guitare disséminées tout du long soutenues par des nappes d'orgue qui ont bien vieilli, mais on reste séduit par l'instrumentation impeccable et les envolées flatteuses à l'oreille comme son final crescendo (encore plus spectaculaire en concert, comme peut en témoigner la version incluse dans "Alchemy"). La chanson a été inspirée à Knopfler par une autoroute du même nom située dans le Michigan et partant de Detroit vers le nord de l'Etat. Certains critiques (de mauvaise foi, bien sûr...) ont déclaré à l'époque que Dire Straits virait au Rock progressif ; l'un d'entre eux ayant l'impression d'entendre du Emerson Lake & Palmer avec des racines Blues. Remarque exagérée mais pas fausse... lorsqu'on reste sur l'impression du morceau de clôture "It Never Rains".

Car l'ensemble produit un excellent fond musical pour d'autres activités comme faire la vaisselle ou ses courses au supermarché. Deux fois moins long mais tout aussi longuet suit "Private Investigations" dont l'intro piano/guitare sèche hispanisante faisait s'allumer les briquets et s'agiter les bras dans les salles de concert. "Industrial Disease" marque un soupçon de conscience sociale chez cet ancien reporter devenu millionnaire : riffs de guitares hachées sur fond de nappes d'orgue pour conter le déclin de l'industrie britannique sous l'ère Thatcher, et son quota de fermetures d'usines et de grévistes. Le vers "...you've got smokers cough from smoking brewer's droop from drinking beer" cite en clin d'oeil le premier groupe de Mark Knopfler, Brower's Droop.

coup de cœur (2)

Rémy

Rémy

Cultura Toulon

Magistral
D’un point de vue purement instrumental, Love Over Gold est une bête, un monstre ! Chaque instrument y a une place importante. Jamais les claviers n’ont été aussi beaux, jamais la basse d’Illsey aussi présente, et jamais Knopfler n’a été aussi bon. Ce serait peu dire que les arrangements de Love Over Gold sont au sommet, la production grandiose, bref, on a là, un album bien plus élaboré que les précédents. Et puis les 14 minutes de "Telegraph Road" sont grandioses !
Marco

Marco

Cultura Sorgues

Le meilleur du groupe !
Dernier album avant le succès grandissime, Love Over Gold ne contient que cinq morceaux, tous longs d'au moins cinq minutes, dont le noir et irrésistible "Private Investigations", l'intellig'égayant "Industrial Disease" à l'orgue cajun, la douce et merveilleuse "Love Over Gold", enfin le surprenant et magistral "It Never Rains". Et, plus que tout, ce chef d'oeuvre absolu qu'est "Telegraph Road", d'une durée d'un quart d'heure ! Avec les claviers d'Alan Clark et, pour la dernière fois, la frappe du batteur des débuts Pick Withers, c'est l'unique album produit par Mark Knopfler tout seul, son plus personnel. Un diamant brut de pop-rock progressif et une pochette emblématique.
coup de cœur
Rémy

Rémy

Cultura Toulon

Magistral
D’un point de vue purement instrumental, Love Over Gold est une bête, un monstre ! Chaque instrument y a une place importante. Jamais les claviers n’ont été aussi beaux, jamais la basse d’Illsey aussi présente, et jamais Knopfler n’a été aussi bon. Ce serait peu dire que les arrangements de Love Over Gold sont au sommet, la production grandiose, bref, on a là, un album bien plus élaboré que les précédents. Et puis les 14 minutes de "Telegraph Road" sont grandioses !
coup de cœur
Marco

Marco

Cultura Sorgues

Le meilleur du groupe !
Dernier album avant le succès grandissime, Love Over Gold ne contient que cinq morceaux, tous longs d'au moins cinq minutes, dont le noir et irrésistible "Private Investigations", l'intellig'égayant "Industrial Disease" à l'orgue cajun, la douce et merveilleuse "Love Over Gold", enfin le surprenant et magistral "It Never Rains". Et, plus que tout, ce chef d'oeuvre absolu qu'est "Telegraph Road", d'une durée d'un quart d'heure ! Avec les claviers d'Alan Clark et, pour la dernière fois, la frappe du batteur des débuts Pick Withers, c'est l'unique album produit par Mark Knopfler tout seul, son plus personnel. Un diamant brut de pop-rock progressif et une pochette emblématique.
 
Love over gold

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