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Deux facettes majeures des traditions musicales norvégiennes : la richesse et la douceur des mélodies anciennes - à travers ballade, chant d'amour, marche de noce, chants à danser, comptine, berceuse... - ainsi que le charme et la singularité de la musique de hardingfele, un violon particulier considéré comme l'instrument roi en Norvège.
Le hardingfele (violon de la région du Hardanger), richement décoré d'incrustations d'os et de nacre et de dessins à la rose, doté de quatre ou cinq cordes sympathiques, appartient à la famille des violons populaires ; il y occupe une place particulière, due à sa facture, à ses accordages ainsi qu'à la très grande diversité des styles et répertoires régionaux qui s'y rattachent.
Les musiques de hardingfele appartiennent à une tradition de jeu ininterrompue depuis près de trois siècles et aujourd'hui encore, la transmission des airs et du style s'effectue conformément à la tradition orale.
Plusieurs termes sont employés à propos du répertoire vocal en Norvège. Dans une première catégorie, on emploie souvent les mots stev (poème chanté), vise (chanson populaire) et kveding (récitation). Selon les cas, on dira réciter ou chanter un stev ou une vise, ce dernier terme soulignant l'importance accordée au texte. Les autres formes de tradition vocale sont les chants des bergers et des gardiens de troupeaux, les chants à danser et les berceuses. Laling et le lokking servent à l'appel des bêtes ou à la communication entre des personnes séparées par de grandes distances. Conjointement aux tralling, tulling ou hulling, chantés sans paroles, on chante des slåttestev, où, cette fois, le rythme passe avant les paroles et le sens.