Paradis latin

De Julien Martineau (Interprète), Yann Dubost (Autre interprète), Eric Franceries (Autre interprète), Domingo Mujica (Autre interprète), Mary Randles (Autre interprète)
Paradis latin
15,99€
  • Support musical : CD digipack

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L'équilibre de légèreté et de profondeur que l'on trouve dans le cinéma hollywoodien des années 40-50 m'a toujours semblé idéal. Sublimes et accessibles, des films comme "A letter to three wives" de Mankiewicz ou "Gilda" avec Rita Hayworth ont été ma porte d'entrée vers des films d'auteur plus difficiles. Aussi, lorsque j'ai commencé à réfléchir à un programme de disque pour faire découvrir la mandoline, c'est cette alchimie hollywoodienne qui m'a inspiré. Le répertoire italien et sud-américain pour mandoline, qui estompe les frontières entre musiques savantes et populaires, s'est alors imposé comme une évidence pour créer ce "Paradis Latin".

Parmi les compositions originales du programme, figurent la célèbre "Czardas" de V. Monti, mais aussi les "Tarantella", "Mazurka" et "Bolero" de R. Calace. Encore méconnues, ces pièces portent en elles le meilleur de l'art napolitain. Mais Calace est aussi le compositeur des Préludes pour mandoline solo, sommet de virtuosité que l'on compare souvent aux "Caprices" de Paganini, et c'est dans cette lignée que s'inscrit la "Rapsodia napoletana".

Toutefois, la première pièce à laquelle j'ai pensé pour "Paradis latin" n'est pas écrite pour mandoline. Il s'agit de l'"Histoire du tango". Exigeante pour les interprètes, l'"Histoire du tango" n'en reste pas moins une oeuvre abordable pour les auditeurs, incarnant en cela l'esprit de "Paradis Latin".

Je ne pouvais pas terminer cette présentation sans évoquer la musique du "Parrain" de Nino Rota. A travers cette "Godfather suite", je voulais donner une lecture de mes passages préférés dans une formation inédite que je trouve idéale.

Enfin, en guise de bis, une courte pièce de J-F Zygel, alliant la nonchalance latine à l'univers cinématographique de l'écrivain et scénariste américain Sam Shepard, à qui est emprunté le titre énigmatique de "Lune-Faucon".
 
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Julien Martineau

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