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Premier enregistrement studio de la pianiste monégasque Stella Almondo qui rassemble ici trois compositeurs majeurs nés dans la Russie impériale de la seconde moitié du XIXe siècle, Sergei Rachmaninoff (1873-1943), Alexandre Scriabine (1872-1915) et le plus rare et pourtant inspiré Felix Blumenfeld (1863-1931). Sonorité cristalline, énergie farouche, intensité expressive : Stella Almondo vous intriguera.
La passion, une raison de vivre pour Stella Almondo !
Avec ce premier enregistrement studio, cette pianiste monégasque née en 2006, disciple d'Amédée Briggen à Nice puis d'Igor Lazko à Paris, clame haut et fort son amour inconditionnel pour la musique, un art qu'elle perçoit comme la quintessence de l'amour et par lequel elle peut explorer en profondeur, depuis son plus jeune âge, la troublante diversité des émotions et des expériences humaines. Ce programme, qui regroupe des oeuvres de trois grands compositeurs nés dans la Russie impériale de la seconde moitié du XIXe siècle, rend donc hommage à ce langage universel, qui à travers l'exaltation des climats intérieurs, l'élévation des âmes, devient tableau de la passion.
Partageant une profonde intensité slave, Felix Blumenfeld (1863-1931), Sergei Rachmaninoff (1873-1943) et Alexandre Scriabine (1872-1915) ont vécu et travaillé alors que se produisaient en Russie de grands changements sociaux et politiques aboutissant notamment à la Révolution de 1917 et au renversement du tsar. En quelque sorte, leurs compositions portent les traces de ces tumultes historiques. Chacun y interroge l'identité russe, ou scrute parfois les bouleversements sociaux.
Autre point commun notable, la mélancolie chère à l'âme slave y chante souvent le monde disparu, même en des pages mouvementées, comme l'Étude-tableau en mi bémol mineur de Rachmaninoff ou le si beau Prélude en sol mineur de Blumenfeld (Op. 17 No. 22). Chez Blumenfeld, le riche patrimoine folklorique polonais nourrit aussi le discours, alors même que le compositeur reprend les grands canevas de la musique austro-germanique sur le plan structurel, leur imprimant une puissance supérieurement dramatique.
Tout au long de ce récital, Stella Almondo se délecte des moments les plus lyriques ; sa sonorité cristalline y rayonne dans des phrasés majestueusement déployés, toujours vécus. Arme bien aiguisée de la passion, l'énergie farouche de son jeu comme les élans aussi fluides que savamment impromptus traversent ailleurs cet album où triomphe la sincérité.
Stella Almondo piano