descriptif du fournisseur
Laurent CALVIÉ. - Le fragment rythmique du P.Oxy. 9 + 2687 attribué à Aristoxène de Tarente (p. 7-54)
Le fragment rythmique porté par le P.Oxy. 9 + 2687, dont on donne ici une présentation d'ensemble, une nouvelle édition critique et une première traduction complète en français, a successivement été attribué aux Éléments rythmiques d'Aristoxène de Tarente, à une autre oeuvre de ce disciple d'Aristote, à l'un de ses sectateurs et à quelque rythmicien tardif d'une autre école. La présente étude philologique, qui repose sur l'analyse de données papyrologiques, paléographiques, linguistiques, littéraires, lexicales, doctrinales et philosophiques, montre que le P.Oxy. 9 + 2687 porte en fait les restes de la copie, effectuée au début du iie siècle de l'ère vulgaire, d'un texte bien plus ancien, sans doute rédigé à Athènes aux ve-ive siècles par un sophiste de l'école de Damon tel qu'Hippias d'Élis. C'est donc un document unique sur l'état de la théorie rythmique entre Damon et
Aristoxène.
Michel CASEVITZ. - Philologica varia III-V (p. 55-64)
III : sur le nom des Iolaéens chez Diodore V, 15, qui sont nommés par Strabon,
V, 2, 7 = C224-225.
IV : Un exemple de contrepèterie dans l'oeuvre d'Aristophane.
V : En Odyssée XII, 421, contrairement à la plupart des traducteurs, il convient de comprendre que renvoie au navire et non pas à la quille.
Laurent DUBOIS. - Cinq questions d'onomastique et de lexicologie dialectales (p. 65-78)
La toponymie et l'onomastique sont très utiles pour la reconstruction de stades anciens du grec. Des formes anciennes et des suites de mots, fossilisées, survivent dans des noms de mois, de lieux ou de personnes. En outre, il est possible d'expliquer des mots rarement attestés, datant du 1er millénaire avant J.-C., en les situant dans des séries morphologiques et lexicales. Ainsi pour le curieux nom d'une taxe, ,attesté à Chio dans une inscription du IVe siècle avant J.-C. qui réglemente le fermage de terres agricoles. In fine, nous nous interrogeons sur le sens du verbe , qui récemment a donné lieu à une mauvaise traduction, dans quelques mentions de vases de bronze figurant dans les inventaires de la même époque à Délos.
Luca FEZZI. - La coerenza di Cicerone su XII tab. 9, 1-2 e il silenzio di Cotta sui priuilegia (p. 79-105)
L'articolo s'interroga sull'attendibilità di Cicerone in merito ai due noti precetti decemvirali che avrebbero vietato sia i priuilegia sia i pronunciamenti de capite nisi per maximum comitiatum. Guarino l'ha infatti messa in dubbio, sottolineando non solo il carattere anacronistico, in età decemvirale, dei due precetti, ma anche le differenze tra le notizie presenti in de domo, pro Sestio, de re publica e de legibus. Ha sospettato quindi l'autore di una 'costruzione', legata a esigenze politiche. Ferma restando la complessità del problema e l'importanza dei precedenti contributi (in particolare, di Guarino, Albanese e Venturini), il presente lavoro evidenzia il valore retorico delle affermazioni ciceroniane e la loro fondamentale coerenza. I diversi contesti di de domo, pro Sestio, de re publica e de legibus, secondo noi, sono in grado di spiegare alcune tra le maggiori differenze tra le notizie ciceroniane su XII tab. 9,1-2, senza dover mettere in discussione la credibilità dell'autore.
Jean HADAS-LEBEL. - Monarchie et démocratie chez les Étrusques. À propos de étr. me (p. 107-123)
Le terme étrusque me est attesté cinq fois dans l'épigraphie de l'ancienne Toscane : quatre fois dans le syntagme me rasnal (et sa variante me rasn(e)a) et une fois dans le syntagme me uta. Etr. me a reçu toute sorte d'interprétations. L'hypothèse nouvelle que nous avançons et développons dans cet article est que ce mot signifiait « pouvoir ». En ce sens, les syntagmes me rasnal et me uta doivent se rendre respectivement par « pouvoir du peuple » et « pouvoir unique ». Autrement dit, ces syntagmes représentent la traduction étrusque de gr. et . Cette hypothèse est riche d'implications quant aux relations culturelles gréco-étrusques. On sait depuis longtemps l'immense influence que les Hellènes exercèrent, dès le haut archaïsme, sur les Étrusques dans des domaines aussi variés que la religion, la mythologie, l'architecture, la peinture, la sculpture, la céramique ou la métallurgie. À cette liste qui est loin d'être exhaustive, il convient maintenant d'ajouter la politique.
Guillemette MÉROT. - Ménandre dans l'Institution oratoire : anatomie d'un jugement critique (p. 125-149)
Analysant la notice consacrée à Ménandre au sein de la liste de lecture du chapitre X, 1 (X, 1, 69-72) de l'Institution oratoire, l'article s'emploie à mettre en lumière les principaux facteurs constitutifs du « canon ménandréen » de Quintilien (au sens de corpus des pièces de Ménandre le plus fréquemment mentionnées et citées par le rhéteur). Plus que l'influence de la tradition grammaticale et rhétoriq