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Véritable phénomène rock'n'roll depuis leurs débuts, les Danois-Brésiliens The Courettes sont de retour avec leur quatrième album, et sans doute le meilleur à ce jour : The Soul Of... The Fabulous Courettes. Plus puissants, plus riches et plus profonds que jamais, ils continuent d'alimenter la vague explosive qui les a vus déchaîner les passions sur les scènes, les festivals et les ondes du Royaume-Uni, d'Europe, des États-Unis et du Japon. Trouvant l'équilibre parfait entre garage rock, groupes féminins, harmonies doo-wop, mélancolie et bien plus encore, The Courettes capitalisent sur le succès de leur précédent opus, « Back In Mono », avec une collection de titres qui élargit leur horizon sonore tout en abordant des thèmes sombres et émotionnels, révélant ainsi « L'âme des Fabulous Courettes ».
« On ne voulait pas faire un "Back In Mono 2" », insiste le batteur Martin Couri.
« Nous essayons toujours de sortir de notre zone de confort, car je pense que c'est là que naissent les choses passionnantes, plutôt que de se contenter de répéter la même chose », confirme Flavia Couri, chanteuse, guitariste et multi-instrumentiste. « Je sais que certains groupes y arrivent, mais nous ne nous voyons pas faire le même album pendant les 20 prochaines années. Nous pensions que "Back In Mono" était notre meilleur album... jusqu'à celui-ci ! »
Elle a raison. Ayant évolué à chaque album, The Soul Of... The Fabulous Courettes puise son inspiration chez nombre des nombreuses idoles du duo, dont les influences n'avaient été qu'évoquées jusqu'alors.
« Nous voulions rendre hommage au Mur du Son de Spector et à la Motown », révèle Flavia. « C'était un objectif clair et nous l'avons parfaitement atteint. »
Des premières notes percutantes et des riffs fuzz incisifs de « You Woo Me » aux accents émotionnels de « For Your Love », en passant par l'urgence saturée de « SHAKE! » et la chaleur festive de « California », The Courettes ont enrichi leur son grâce à une instrumentation plus poussée et une sophistication générale qui transparaît tant dans leur musique que dans leurs compositions. Et surtout, ils y sont parvenus sans rien perdre de l'énergie rock'n'roll brute qui imprègne le jeu de guitare de Flavia et la batterie puissante de Martin. Dans leur quête de perfection sonore, ils sont épaulés par quelques musiciens invités et des ingénieurs du son aux rôles bien précis.
« La La Brooks des Crystals a chanté sur "California" et "Run Run Runaway", un rêve devenu réalité ! » s'enthousiasme Flavia. « Et puis, il y a sa voix sur "Da Doo Ron Ron", qui est pour nous l'une des chansons les mieux produites de l'univers, et nous en sommes très fières. »
La magie a opéré grâce à des contacts directs avec la source même de tout ce qui est cher aux Courettes.
« Nous avons demandé à Darian Sahanaja, qui a travaillé sur la production de « Smile » de Brian Wilson, de mixer les voix de « California » et « Run Run Runaway ». Il l'a fait dans un style Beach Boys et on adore ! On a aussi collaboré avec Richard Gottehrer, un véritable génie de la composition pour nous ! Il travaillait au Brill Building et a co-écrit « I Want Candy ». Un ami commun lui a fait écouter « Keep Dancing » et il m'a laissé un message : « J'adore ton morceau et j'aime beaucoup les paroles. » Il a ensuite mixé « Keep Dancing » et « Boom Boom Boom ». »
« Peter Kehl et Kasper Wagner, du groupe danois Black Tornado, ont également joué des cuivres sur « Shake! », « Better Without You » et « Stop! Doing That », explique Martin. « On a fait une session avec eux où ils ont joué de la trompette et beaucoup de surimpressions de saxophones ténor et baryton. C'était vraiment génial. »
Le multi-instrumentiste Søren Christensen rejoint une fois de plus The Courettes dans leurs studios StarrSound au Danemark. Il apporte sa contribution au Mellotron, à l'orgue, au piano et aux choeurs, et produit l'album avec C.T. Levine.
Leur musique s'est enrichie de guitares acoustiques et à douze cordes, de basse, d'E-bow, de castagnettes et de timbales, et elle explore des émotions qu'on n'associe pas habituellement à The Courettes.
« Comme je suis la principale responsable des paroles, je me suis autorisée à aborder des sujets très personnels », confie Flavia. « Ainsi, notre âme est présente dans cet album, tant au niveau musical que lyrique. »
Elle poursuit : « Nous avons perdu nos deux pères. Le mien est décédé de la COVID. Mais je n'avais aucune relation avec lui. Il nous a abandonnées, ma soeur et moi. C'était une relation très difficile et il m'est compliqué d'en parler. "I Don't Want You Back" et "Keep Dancing" parlent de sa mort, de l'emprise qu'il exerce encore sur moi, de la façon dont il me rabaisse et de ce que c'est que de s'en libérer. Vous savez, certains parents sont cruels. »