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Début des années trente : le cinéma parlant supplante le cinéma muet, la couleur est déjà là.
C'est l'avènement des grands studios à Hollywood (Paramount, Warner Bros, 20th Century Fox, Metro Goldwyn Mayer) et la codification de genres emblématiques du cinéma américain : le western, le film d'aventures, le film noir, la comédie.
L'Amérique s'est trouvé des héros, des icônes qui deviendront légendes du septième art : Errol Flynn, Humphrey Bogart, John Wayne, James Stewart, Cary Grant.
C'est un cinéma esthétique, poétique, héroïque. Le Code Hays est entré en vigueur mais, loin d'entraver la créativité des cinéastes, il accompagne l'avènement d'Hollywood. C'est à Los Angeles... et aussi dans le désert de Lone Pine, en Californie, que l'on fait du cinéma !
Cette industrialisation attire nombre d'artistes européens et, alors que se profile la Deuxième Guerre mondiale, le cinéma américain bénéficie de l'apport de nombreux artistes européens.
Hollywood est le centre du monde cinématographique et bénéficiera à plein de cet âge d'or dans les années cinquante. Débutée avec le maccarthysme, qui dévoile la diversité sociale et politique du cinéma américain, cette décade est celle de l'épanouissement artistique.
L'apparition du CinémaScope et la banalisation de la couleur, qui coexistent avec le noir et blanc et le format 4/3, permettent aux cinéastes d'exprimer leur art sans entrave. Tout est possible. Les studios sont riches et l'on y croise de multiples stars de renommée mondiale, des scénaristes créatifs, des réalisateurs de génie.
Les chefs-d'oeuvre se succèdent, de la comédie musicale au western, du film noir au drame. Plus jamais Hollywood ne connaîtra une période aussi faste, aussi riche en talents.
Hitchcock, Ford, Curtiz, Hawks, Huston, Mankiewicz, Wilder, une génération de cinéastes qui n'a jamais eu d'équivalent dans aucun autre pays livre au monde des oeuvres sublimes, tandis qu'une génération de contestataires commence à remettre en cause les codes : Aldrich, Brooks.