Un yéti au bahut : Lycée Ferdinand Foch, Rodez (1954-1962)

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Après Reflets de brousse, dans ce second ouvrage autobiographique, l’auteur témoigne de huit années (1954-1962) passées dans l’ancien lycée Ferdinand Foch de Rodez (Aveyron). Par une succession d’anecdotes, il évoque ce qu’étaient alors les conditions de l’internat, mais révèle aussi comment sa personnalité s’est progressivement façonnée, au travers de ce qu’il appelle ses quatre « écoles de la vie ». Extrait 1 :De ce vieux bahut du centre ville (...) subsistent toujours sa chapelle historique, son porche d'entrée et divers corps de bâtiments reconvertis. Une fois le porche d'entrée franchi, je me souviens d'un long couloir d'accès (l'ancien cloître) flanqué de la loge du concierge, lieux aussi peu accueillants l'un que l'autre... d'autant plus que ce couloir, qui servait de parloir, présentait aux visiteurs de grandes plaques de marbre blanchâtre portant les noms des enseignants et élèves du lycée morts pour la France. Il donnait accès à deux vastes cours d’internat recouvertes de macadam, séparées par un préau médian et cernées par des murailles de grès rouge partiellement crépies, hautes de deux à trois étages. Extrait 2 :En hiver, si dans les rues de Rodez l'on pouvait entendre "Chauds les marrons !", dans notre vieux bahut ruthénois on entendait plutôt "Chauds les charbons !" En effet, point de chauffage moderne, alors qualifié de central, mais un chauffage par poêles à charbon installés dans les salles de classes et d'études. Les dortoirs et leurs lavabos annexes n'étaient point chauffés, exception faite de celui des petits sixièmes chauffé par les cuisines sous-jacentes! Et pourtant, les hivers étaient rudes là-haut sur la butte ruthénoise !   
 
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Jean-Louis Marroncle

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