retirez en magasin sous 2h
magasin dès le lendemain
4 fois sans frais par carte bancaire
sous 30 jours
Quand on aime, on partage
Le coup de coeur de Javier, Cultura Plan De Campagne
Que dire de plus sur une série qui a déjà un si grand succès… L'histoire est à l'image du style : unique ! C'est un moyen pour l'auteur de montrer les diverses facettes de la culture arabe, à travers les yeux d'un enfant. Le monde se dévoile avec ses défauts et ses attraits. Plus on l'accompagne, plus on a envie d'en savoir plus.
Histoire à dévorer ou à déguster !
Créée par Riad Sattouf, la bande dessinée autobiographique L’Arabe du futur raconte son enfance entre la Lybie, la Syrie et la France, dans un contexte géopolitique particulier. L’auteur fait aussi la part belle aux contrastes multiples entre les cultures européenne et orientale.
en savoir plusProposé sous le format de la bande dessinée, la série L’Arabe du futur n’en est pas moins grave avec un récit autobiographique poignant, dont on suit le déroulé tout au long des cinq tomesédités. Le premier a été publié en 2014 par Allary Éditions, dans un contexte de guerre civile en Syrie. Dedans, Riad Sattouf y raconte l’histoire d’un enfant blond en plein monde oriental, son histoire. C’est celle d’un enfant né d’un père syrien et d’une mère bretonne, d’une vie entre la Lybie et la Syrie. C’est l’histoire d’une famille sous l’autorité d’un père qui plonge doucement vers la religion et le traditionalisme. A ce récit se mêlent, tout au long des recueils, des souvenirs d’enfance et de voyage entre la France et l’Orient, la différence culturelle entre les deux mondes, tout en donnant une place importante à la foi, à l’image de ce qu’elle a été dans cette enfance entre deux cultures.
Avec son récit, Riad Sattouf nous amène au cœur de ses souvenirs, jouant tout autant sur les dialogues que sur les dessins. Ainsi, le récit aussi sérieux soit-il, est en même temps humoristique avec une vision drôle des agissements politiciens ou de certaines situations dans cette vie qui, à certains instants, devient si grave. C’est aussi tout l’art de son auteur, amenant un récit intimiste, avec ses yeux d’enfant. Cette façon d’appréhender les événements se retrouve d’ailleurs dans le titre du livre : L’Arabe du futur fait référence à ce que son père souhaitait faire de son fils, élevé dans le culte de la tradition, de l’homme viril, à l’école syrienne. Riad Sattouf marque aussi les différences au travers des illustrations. Ainsi, il établit au fil des pages un code couleur avec une dominance de bleu pour les scènes situées en France, vert pour Jersey, rose pour le Liban et la Syrie et jaune pour la Lybie. Il réserve le rouge à l’imaginaire et aux scènes violentes.
Riad Sattouf dédie chacun des tomes publiés à une période clé de son enfance. Le tome 1 de L’Arabe du futur crée les bases du récit, davantage axé sur les parents et cette différence déjà marquée dans les années 1970 entre l’Occident et l’Orient. C’est l’occasion de faire connaissance avec son père, de découvrir la rencontre entre ses parents et l’arrivée en Libye. Dans le tome 2 de la bande dessinée, l’auteur se concentre sur une période charnière de son existence, entre 1984 et 1985. La famille déménage en Syrie où il y débute une vie d’écolier qui le marque à jamais. Les relations avec les autres enfants, la religion et déjà cette pression exercée par le père pour modeler son enfant selon ses idées sont omniprésentes. C’est aussi la découverte de la vie paysanne, de l’importance de la politique et cette place difficile au sein de la famille avec des cousins qui le malmènent.
Les tomes suivants montrent la dérive religieuse d’un père jusqu’à l’extrême. Le tome 3 de L’Arabe du futur évoque d’ailleurs la différence des cultes avec des célébrations sous le signe de la religion, entre Noël et le ramadan. Riad Sattouf y évoque sans détour cette question. En prolongement, le tome 4 revient sur cette rupture avec le père, de plus en plus religieux et négationniste qui part vivre en Arabie Saoudite, tandis que la famille, part en France, au cap Frehel, sur la terre natale de sa mère. Le récit s’étend jusqu’en 1994, avec un dernier recueil qui évoque l’enlèvement du plus jeune frère par le père et l’entrée dans l’adolescence.
L’œuvre de Riad Sattouf a su marquer les esprits. Dès le premier tome, c’est le succès, rencontrant immédiatement son public. Elle a aussi fait la quasi-unanimité des critiques. Cette autobiographie déclinée en BD est ainsi devenue un modèle du genre, mêlant tous les ingrédients de la réussite autour d’un sujet pourtant spécifique et toujours délicat à aborder, beaucoup plus vaste qu’une simple histoire de famille. Aujourd’hui, l’œuvre est traduite dans plus de 20 langues, sauf en arabe. Cette restriction ne l’empêche pas d’avoir aussi son public chez les Syriens et autres expatriés venus d’Orient.
Cette reconnaissance s’exprime aussi au travers des nombreux prix obtenus par L’Arabe du futur. Le tome 1 a notamment obtenu le Fauve d’Or du festival d’Angoulême en 2015 et le Grand prix RTL de la BD en 2014. Le tome 4 a également reçu le Prix d’excellence du Japan Media Arts Festival 2020, montrant aussi sa portée à l’international.
Le cinquième tome est paru en 2020. Le sixième tome de L'Arabe du Futur retrace les années de l'auteur de 1994 à 2011 et marque également la fin de cette série de BD.