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Poète, écrivain et lexicographe français né le 8 septembre 1830 à Maillane, Frédéric ou Frederi Mistral était un fervent défenseur de la langue occitane. En 1904, il reçoit le prix Nobel de littérature pour son œuvre Mireille, Mirèio en provençal.
en savoir plusMaillane, petite ville des Bouches-du-Rhône, est indéniablement liée au grand auteur. Il y a passé la majorité de sa vie, dans trois habitations successives : la maison dans laquelle il est né, appelée le mas du Juge, puis la maison du Lézard, et enfin la maison qu'il fit construire à son mariage.
Si vous vous y rendez, vous pouvez effectuer un circuit et découvrir différentes inscriptions et plaques en hommage à Mistral. Elles sont toutes en provençal, une des langues d’oc. D’autres édifices sont visibles, comme son tombeau. La maison dans laquelle il vécut quelques années avec sa mère existe toujours.
Le Musée Frederi Mistral est établi dans le bâtiment qui fut la demeure de l’artiste dès 1875. À sa mort, il avait légué cette dernière, ainsi que tous ses biens, à la commune de Maillane. On n’y trouve pas loin de 2000 objets ayant appartenu au poète ou à sa famille, comme des meubles, des livres, ou encore des tableaux.
La maison-musée a été labelisée « musée de France » en 2003. Le jardin du bâtiment, qui peut être visité librement, regorge de plants typiques du sud de la France. Chaque espèce végétale est présentée par un texte de Frédéric Mistral.
Un autre musée, le Museon Arlaten à Arles, fut quant à lui inauguré en 1899 par Mistral lui-même. Quelques années plus tard, il sera déplacé dans le prestigieux palais de Laval, acquis grâce à l’argent du Prix Nobel de littérature reçu en 1904. Ce musée est consacré au patrimoine provençal.
Frédéric Mistral était un membre fondateur du Félibrige, une académie littéraire qui existe encore aujourd’hui. Également membre de l'Académie de Marseille de son vivant, celui qui est souvent surnommé « Le chantre de la Provence » a une multitude de livres à son actif.
Sa première œuvre à voir le jour est Mirèio (Mireille). Viendra ensuite Calendau Calendal en 1867. Lis isclo d'or (Les îles d'or), une sélection de poésies lyriques, sort en 1975. Le fameux Lou tresor dou Felibrige (Le trésor du Félibrige) est quant à lui publié en 1879. Cet extraordinaire dictionnaire provençal/français a été reconnu maintes fois par le monde culturel, et il fait encore autorité à l'heure qu'il est.
Entre 1884 et 1910, Nerto (Nerthe), La rèino Jano (La reine Jeanne), Lou pouèmo dóu Rose (Le poème du Rhône) et Memòri e raconte (Mémoires et récits) sont publiés. Ce sont tous des poèmes mais sous différents formats : pièce de théâtre tragique, poésies chantées et mémoires.
Son ultime ouvrage est Lis óulivado (Les olivades), un recueil de poèmes dans lequel transparaît tout l’amour que Frédéric Mistral porte à sa langue natale. Il sort en 1912, deux ans avant sa mort.
Publiée en 1859 après huit ans de travail, Mirèio (Mireille), est composée de 12 chants poétiques. Il raconte l'amour compliqué entre Vincent et Mireille, deux jeunes provençaux de milieux sociaux différents. Il a été traduit en plus de dix-sept langues.
En Provence, Mirèio est la fille d'un riche fermier. Elle est amoureuse d'un modeste vannier, Vincènt. Son père désapprouve la relation et lui cherche d'autres prétendants. Mirèio, désespérée, s'enfuit de sa maison et prie les saints pour que son père accepte sa relation avec Vincènt. S’ensuit alors un périple des plus hasardeux...
Le combat majeur de Frédéric Mistral était de défendre sa langue natale. Il ne supportait pas l’obligation du français à l’école. Il déclara que les enfants devraient pouvoir continuer à parler la langue de leur terre, de leurs ancêtres, la langue de la liberté.
Après avoir passé son bac à Nîmes, Frédéric Mistral suit avec enthousiasme le déroulé de la Révolution de 1848 et les débuts de la Deuxième République sous Lamartine. Par la suite, jusqu’en 1851, il étudie le droit à Aix-en-Provence et milite pour l'indépendance de sa région et pour la reconnaissance du provençal.
En 1956, Lamartine fait l’éloge du poète dans son ouvrage « Cours familier de littérature » et le rend célèbre. Les deux hommes se rencontrent dix ans plus tard, en 1858, et Mistral dédie Mireille à celui devenu son ami.
Aujourd’hui encore, des hommages lui sont rendus en Provence et dans toutes les régions où l’occitan est parlé. Il est la personnalité ayant donné son nom au plus grand nombre de rues et de places en Provence. Sa devise était et restera « Lou Soulèu me fai canta », qui signifie « Le soleil me fait chanter ».