retirez en magasin sous 2h
magasin dès le lendemain
4 fois sans frais par carte bancaire
sous 30 jours
Karine Giebel est une auteure française à succès, spécialisée dans le roman noir. Au travers de ses ouvrages, elle aborde souvent des thèmes d’actualité, sujets à questionnement. Cela est le cas avec Toutes blessent, la dernière tue paru en 2018 qui traite de l’esclavage moderne.
en savoir plusKarine Giebel, née en 1971 dans le Var, s’est d'abord orientée vers le droit. Licence en poche, elle poursuit son parcours en intégrant la fonction publique pour occuper un poste de juriste dans une communauté d’agglomération. Sa carrière est ainsi éloignée de l’écriture de livres, même si l'on retrouve un point commun : l’univers judiciaire de ses polars. Pourtant les premières envies d'écrire sont déjà là, dès les bancs de la fac. À cette période, elle cumule des jobs bien spécifiques. Photographe et pigiste pour un journal local, c’est déjà l’occasion de mettre à l’épreuve sa plume et écrire pour combler une passion qu’elle entretient depuis toute petite. D’ailleurs, elle l’a elle-même évoqué, l’écriture est bel et bien ancrée en elle, une sorte de remède aux maux du quotidien.
Entre envie d’écrire et premiers essais journalistiques, il ne restait plus qu’un pas à franchir, celui de se lancer dans le récit et surtout arriver au bout ! La passion devient drogue et les livres signés Karine Giebel commencent à prendre vie. Si le premier est resté dans les tiroirs, le second a trouvé son éditeur, les éditions Rail Noir pour la première version. Ainsi, Terminus Elicius a fait ses premières apparitions sur les étagères des librairies en 2004, plongeant déjà le lecteur dans un univers noir mêlant histoire policière, suspense et violence. Le plus étrange ? Karine Giebel n’est pas une passionnée des polars. Ce thème s’est plutôt imposé à elle dans ses histoires, découvrant toute la force de son style, très sombre et surtout, selon l’autrice, amenant des histoires au plus proche de la société. Son deuxième roman en est l’exemple parfait : Meurtres pour rédemption évoque le thème de l’incarcération.
Depuis ses débuts en tant qu’écrivaine, Karine Giebel n’a jamais lâché la plume ou plutôt son clavier. L’autrice fourmille d’idée comme si tout sujet devenait source d’inspiration pour ses héros et ses héroïnes. Les succès se sont aussi multipliés. Aux deux premiers ouvrages, on peut rajouter Morsures de l’ombre ou Purgatoire des innocents, deux romans traitant eux aussi de l’univers carcéral, ou encore les connus Chiens de sang et Jusqu’à ce que la mort nous unisse parus respectivement en 2008 et 2009. Si les thèmes peuvent être communs d’un livre à un autre, la façon de les aborder est en revanche propre à chaque histoire pour plonger le lecteur dans une nouvelle vie, un nouveau passé, une nouvelle intrigue.
Karine Giebel applique à ses personnages des caractéristiques bien marquées avec une dualité entre le bien et le mal. Proches des anti-héros, l’autrice leur donne des traits qui les font autant aimer que détester, à la fois émotifs et complexes. Ces multiples facettes sont explorées à la perfection dans chaque ouvrage, participant à les rendre plus sombres. L’écriture de Karine Giebel est aussi unique. Elle a une façon de décrire les scènes qui plonge le lecteur dans un récit infernal et haletant. Le style est percutant et jamais dans la demi-mesure. La violence est palpable, voire oppressante, le suspense parfaitement mené du début à la fin.
Depuis que le premier livre de Karine Giebel a été publié en 2004, l’autrice a sorti plus de 10 romans avec, pour tous, ce même choix du thriller psychologique. Ils sont aussi édités dans plus de 12 pays. Au-delà de ces ouvrages, Karine Giebel a écrit plusieurs recueils, dont Chambres noires sorti en 2020. Elle a aussi contribué à des anthologies et recueils, parmi lesquels 13 à table ! où elle est l’autrice de nouvelles dans chaque volume, notamment L’Ascension dans l’édition de 2022. Signe de son art à nous transmettre les émotions et preuve de la qualité de ses œuvres, elle a également reçu de nombreuses récompenses dont le prix SNCF du polar français en 2009 pour Les Morsures de l’ombre, le prix Polar en 2012 pour Juste une ombre et les prix Book en Stock et de l’Évêché en 2019 pour Toutes blessent la dernière tue.
Le livre Jusqu’à ce que la mort nous unisse de Karine Giebel a, quant à lui, été adapté à l’écran. Il a reçu le Grand prix 2018 du Film francophone de télévision au festival Polar de Cognac. Une première reconnaissance du milieu cinématographique, autre domaine que l’autrice affectionne. D’ailleurs, il se dit qu’elle se laisserait tenter par l’écriture de scénarii.