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Né le 4 mai 1958 à Reading (Pennsylvanie), Keith Haring est un street artiste ayant marqué le monde de ses silhouettes colorées dès le début des années 80. Son décès le 16 février 1990 de maladie à 31 ans a bouleversé l’art urbain, même si son esprit perdure à travers les nouvelles générations d’artistes.
Notre coup de cœur
Le matériel
Le nom de Keith Haring ne vous dit rien ? Pourtant, vous avez déjà dû croiser quelques-unes des œuvres de l’artiste de street-art. Ses petits bonshommes colorés aux lignes basiques se sont exportés dans des fresques géantes et des toiles plus discrètes. Plusieurs produits dérivés les reprennent même encore aujourd’hui, plus de 30 ans après sa mort.
Keith Haring est né aux États-Unis à la fin des années 50. Dès son plus jeune âge, il se passionne pour le dessin, et plus particulièrement pour le graffiti. Cet art contemporain exprimé en peintures (pinceau ou aérosol) et lignes tracées au marqueur sert de moyen d’expression à la nouvelle génération dès les années 80.
Sur un verre, un jeu de société, un mur ou même une dalle sur un trottoir, les personnages attachants de Keith Haring se reconnaissent au premier coup d’œil. D’apparence simplistes, ils sont en réalité plus complexes qu’ils n’y paraissent. Envahissant la quasi-totalité du support, les silhouettes sont choisies, dimensionnées et placées très judicieusement.
Sorte de « tableau humain », les œuvres de l’artiste militant nécessitent parfois un peu de recul pour être comprises dans leur ensemble. La célèbre fresque « We the Youth » peinte en collaboration lors d’un atelier de 3 jours sur le mur d’une maison à Philadelphie (Pennsylvanie) en est un exemple concret. Avec un point de vue plus global, le message de tolérance et d’entraide universelle prend tout son sens.
Dès ses premières créations, l’artiste de street-art a fait apparaître les silhouettes qui deviendront sa signature. Peintre et graffeur renommé, Keith Haring est également sculpteur. Ses personnages peuvent ainsi prendre vie sur du bois ou du métal. Pour accompagner la représentation de l’Homme à toutes les étapes de sa vie, le graffeur imagine des silhouettes d’animaux et même de soucoupes volantes !
Sans doute l’une des figures les plus connues de l’artiste, le bébé à 4 pattes baptisé « Radiant Baby » par son créateur se retrouve dans la plupart des œuvres. Les petits traits autour de la silhouette rappellent une forme de radiation. Dans ce motif, Haring traite l’un de ses thèmes favoris : le nucléaire et ses dangers.
La vie et le parcours de Keith Haring forcent le respect, ce qui explique en partie sa notoriété actuelle malgré son décès en 1990. Malade du VIH, il poursuivra sans relâche ses cours d’arts plastiques auprès d’enfants américains et créera même la Keith Haring Foundation. Cette organisation collecte des fonds et accompagne les associations qui luttent contre le sida.
Plusieurs ouvrages et documentaires permettent d’en découvrir davantage sur ce jeune homme souriant qui prenait plaisir à dessiner des personnages. La biographie illustrée « Keith Haring, le garçon qui dessinait » ajoute en émotion, car elle a été en partie rédigée par la petite sœur de l’artiste. Sa vie est également abordée dans le documentaire « Keith Haring, le petit prince de la rue », disponible en DVD.
De dessins à la craie sur des pancartes aux couleurs vibrantes peintes sur plusieurs dizaines de mètres, Keith Haring a su imposer son style et ses convictions. La « Tour Keith Haring » — le surnom donné à la façade de l’escalier de secours de l’hôpital Necker-Enfants Malades peinte par l’artiste et un collectif — fait partie des œuvres majeures de Haring.
Avant même d’être exposé dans des galeries et participer à des événements artistiques mondiaux, Keith Haring a toujours souhaité utiliser l’art pour transmettre un message. Durant toute sa jeune carrière, il a soutenu des luttes contre l’homophobie, la discrimination, l’apartheid ou encore le nucléaire.
Le graffeur est par ailleurs connu pour ses prises de position concernant le fléau de la drogue à New York. Dans un rouge étincelant, la fresque « Crack is Wack » dans l’East Harlem représentait à l’origine une des silhouettes incontournables (= le consommateur) en fâcheuse posture, la tête au-dessus de la gueule d’un monstre (= le crack). Cette œuvre a plusieurs fois été restaurée, le premier dessin ayant été remplacé au fil des versions.
Les artistes de tous niveaux peuvent s’essayer au style à part de l’artiste. Sur papier ou sur toile, équipé(e) de marqueurs et d’aérosols Montana ou MTN, il suffit de laisser parler sa créativité. Une silhouette plus ou moins librement inspirée de celles de Keith, ou un mot impactant peut alors devenir une œuvre d’art. Quelques couleurs et effets métallisés pour souligner les contours, les ombres ou les lignes franches, et le tour est joué !
À vos marqueurs et vos aérosols pour créer vos propres œuvres dans le mouvement artistique de Keith Haring !