04 août 2025

Tout savoir sur le film d’horreur

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Anaë - Rédactrice

film d'horreur

Frissons, sursauts, sueurs froides… Le film d’horreur est un genre qui ne laisse personne indifférent (même ceux qui font semblant). Souvent adoré ou détesté, il fascine par sa capacité à jouer avec nos peurs les plus profondes. Pour les plus curieux d’entre vous, nous vous proposons de remonter aux origines du cinéma d’horreur et d’explorer ses multiples facettes, avec ses différents sous-genres. 

Les débuts et l’évolution du cinéma d’horreur

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Les débuts du cinéma d’horreur

 

Bien avant l’arrivée du cinéma, le genre horrifique se retrouvait dans la littérature et le théâtre. À la fin du 19ème siècle, à Paris, des théâtres comme le Grand Guignol propose des pièces qui mettent en scène des histoires sanglantes et macabres. C’est grâce à différentes influences comme celle-ci que le cinéma d’horreur voit le jour.

 

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C’est en 1896 que sort Le Manoir du Diable de Georges Méliès, considéré comme le tout premier film d’horreur de l’histoire. Ce court métrage muet de 3 minutes met en scène une chauve-souris qui se transforme en Méphistophélès et conjure des créatures surnaturelles. 

Deux ans plus tard, il sort un deuxième film d’horreur, La Caverne maudite. C’est également lui qui met au point les premiers effets spéciaux (surimpressions, disparitions, fumée…), que l’on retrouvera par la suite dans le cinéma d’horreur. 

 

 

Les grandes périodes du cinéma d’horreur

Les années 1920

L’horreur cinématographique émerge véritablement dans les années 20 dans une Europe d’après-guerre. En Allemagne, le courant expressionniste fait naître des œuvres marquantes comme Le Cabinet du docteur Caligari (1920) de Robert Wiene ou Nosferatu (1922) de F.W. Murnau. Ces films aux décors inquiétants posent les bases esthétiques du genre.

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Les années 1930

Ces années représentent l’âge d’or des monstres Universal. Aux États-Unis, les studios Universal popularisent le genre de l’horreur avec les célèbres « Universal Monsters » : Dracula (1931), Frankenstein (1931) ou encore Docteur Jekyll et Mr. Hyde (1931). C’est d’ailleurs à cette époque que le terme « film d’horreur » est officiellement utilisé par les producteurs. En 1932, Docteur X de Michael Curtiz marque une nouvelle étape en étant le premier film d’horreur en couleur (bichromie). 

 

Les années 1950

Avec l’arrivée de la guerre froide et le Maccarthysme, l’horreur se mêle à la science-fiction. Les menaces dans les films deviennent extraterrestres ou scientifiques : La Chose d’un autre monde (1951), Des monstres attaquent la ville (1954), La Mouche noire (1958). Ces films peuvent traduire la peur de l’invasion, de la mutation ou encore du nucléaire.

 

Les années 1960

Dans les années 60, deux films bouleversent le genre, Psychose (1960) d’Alfred Hitchcock et Le Voyeur (1960) de Michael Powell. Ils introduisent l’horreur inspirée de la réalité et laissent un peu de côté l’aspect fantastique que l’on retrouvait les années précédentes. Quelques années plus tard, le film Orgie sanglante marque l’émergence du gore, un sous-genre qui ne cessera de se développer.

 

Les années 1970 - 1980

L’âge d’or du cinéma d’horreur arrive seulement dans les années 70 et 80. C’est une période très créative pour le genre, qui s’émancipe, devient plus audacieux, subversif et un véritable terrain d’expérimentation pour de nombreux cinéastes. De grands classiques voient le jour comme L’Exorciste (1973), Massacre à la tronçonneuse (1974), Les Dents de la mer (1975), Suspiria (1977), Halloween (1978), Shining (1980), Evil Dead (1981), The Thing (1982)… Ils ont posé les bases de nombreux sous-genres encore actifs aujourd’hui, et continuent d’influencer les réalisateurs contemporains.

 

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Les années 1990 - 2000

Après des années de succès et de grands classiques, le cinéma d’horreur se réinvente et relance le slasher avec une approche plus ironique. On retrouve des films comme Scream (1996) de Wes Craven, qui devient un phénomène culturel. Ces films séduisent un public de jeunes adultes en quête de frissons et de second degré. Mais les années 90, c’est également une ouverture vers l’international, avec l’arrivée du cinéma d’horreur asiatique. Le Japon s’impose avec Ring (1998) de Hideo Nakata, qui propose une horreur plus atmosphérique. L’arrivée du numérique apporte avec elle le début du « found footage » ou caméra embarquée, un format qui influencera de nombreux films des années 2000.


La censure des films d’horreur

 

Dès leur apparition, les films d’horreur ont dérangé. Jugés trop violent, trop subversif, trop dérangeant, ils sont rapidement la cible de la censure. Dans les années 1970-1980, l’essor du gore et du slasher crée une vague de réactions, et des films comme Massacre à la tronçonneuse et Cannibal Holocaust sont bannis dans plusieurs pays.

Les critères de censure varient en fonction des époques et des pays. Au fil des années, certains films sont reclassés ou réhabilités car les mentalités évoluent. Cependant, on observe aussi que la censure peut renforcer l’aura d’un film. Les films d’horreur interdits deviennent souvent un objet de curiosité

 

Les caractéristiques et sous-genres de l’horreur dans le cinéma

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Les caractéristiques d’un film d’horreur

 

Comme pour beaucoup d’autres genres de films, le cinéma d’horreur repose sur un ensemble de codes que l’on retrouve systématiquement. Ces caractéristiques visent à provoquer des émotions intenses chez le spectateur. 

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1.        L’atmosphère inquiétante

L’ambiance est un pilier fondamental du film d’horreur. Elle s’appuie sur des décors évocateurs comme une vieille maison, une forêt inquiétante, des lieux abandonnés... Le lieu permet d’instaurer un sentiment d’insécurité. La lumière joue également un rôle clé et plus particulièrement le manque de lumière. Enfin, la bande-son est un outil redoutable : musiques dissonantes, silences pesants, bruits soudains ou répétitifs participent à créer une atmosphère anxiogène. Dans un film d’horreur, les sons peuvent être aussi efficaces que les images elles-mêmes.

 

2.        Les émotions fortes

Le film d’horreur cherche à faire vivre au spectateur une expérience intense. Peur, angoisse, malaise, dégoût… Ce sont ces types d’émotions qui font un bon film d’horreur. Le jumpscare est l’une des techniques utilisées pour susciter des émotions fortes. Bien que parfois critiqué pour sa facilité, il reste un outil efficace pour faire sursauter et surprendre le spectateur.

 

3.        La menace

Au cœur de l’horreur se trouve une menace, à laquelle le personnage fait face. Elle peut prendre la forme d’un monstre, d’un esprit, d’un tueur ou encore d’un phénomène inexplicable. Parfois, la menace est invisible, suggérée, ou même intérieure (folie, paranoïa). Elle incarne souvent des peurs collectives ou des angoisses sociales, comme la peur de l’inconnu, de la maladie, de la mort ou du noir.

 

4.        Les effets spéciaux

Les effets spéciaux sont au service de l’horreur visuelle. Ils peuvent être pratiques comme avec le maquillage ou les prothèses, mais aussi numériques. Ils permettent de donner vie aux personnages imaginés. Leur efficacité repose souvent sur leur réalisme ou, au contraire, sur leur exagération grotesque, selon le ton du film. 


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Les sous-genres du film d’horreur

 

Le cinéma d’horreur est un genre riche, qui se décline en une multitude de sous-genres aux codes bien distincts. Il n’est d’ailleurs pas rare qu’un film appartienne à plusieurs catégories en même temps. Pour mieux comprendre cette diversité, voici une liste des principaux sous-genres du cinéma d’horreur.  

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Monstres

Ce sous-genre met en scène des créatures surnaturelles ou scientifiques : vampires, loups-garous, mutants, morts-vivants… Les monstres incarnent souvent une peur collective et sont souvent tirés de légendes. Les films de monstres sont les premiers que l’on retrouve dans l’histoire du cinéma d’horreur.

Films d’horreur avec des monstres connus : Cloverfield, Frankenstein, Alien, Dernier train pour Busan, Les dents de la mer

Slasher

Les slashers mettent toujours en scène un tueur psychopathe qui traque ses victimes (souvent des jeunes) pour les éliminer à l’aide d’une arme blanche. C’est un sous-genre très populaire qui suit des codes précis.

Films de Slasher connus : Les Griffes de la nuit, Halloween, Vendredi 13, Scream, Souviens-toi…l’été dernier, Massacre à la tronçonneuse

Gore

Le sous-genre gore mise avant tout sur de la violence visuelle et des scènes très sanglantes. Tout est montré dans ce genre de film car ils sont faits pour choquer, provoquer et explorer les limites du corps humain.

Films d’horreur gore connus : Terrifier, Destination final, Saw, Hostel, The Substance, Abigail

Comédie horrifique

Ce sous-genre est un mélange d’humour et de frisson. L’objectif est de jouer avec les codes de l’horreur pour les détourner, ce qui donne des films parodiques, absurdes ou satiriques, tout en conservant une tension. C’est un sous-genre idéal pour les amateurs d’humour noir.

Films de comédie horrifique connus : Evil Dead, Scary Movie, The Rocky Horror Picture Show

Survival

Le sous-genre survival met en scène des personnages qui doivent survivre dans un environnement hostile, face à une menace imminente. Ces films jouent sur l’isolement, la vulnérabilité des personnages, et la lutte pour la survie comme seul objectif.

Films d’horreur survival connus : Sans un bruit, 28 jours plus tard, 47 Meters Down

Huis clos

Dans ce sous-genre d’horreur, l’action se déroule dans un espace restreint. Le huis clos permet de créer un sentiment d’angoisse qui né de l’enfermement, de la promiscuité et d’une montée progressive de la tension.

Films d’horreur huis clos connus : Cube, The Thing, The Descent, Hidden

Thriller horrifique

À mi-chemin entre le thriller et l’horreur, ce sous-genre joue sur le suspense, la manipulation et la psychologie. Dans ces films, l’horreur est plus réaliste et souvent liée à des meurtres.

Films thriller horrifique connus : Get Out, Le silence des agneaux, Seven

Image trouvée / Found footage

Le sous-genre Found footage (image trouvée), joue sur l’aspect « authentique » des vidéos. Grâce à des caméras embarquées, ces films d’horreur sont très immersifs et réalistes, ils mettent souvent en scène des événements paranormaux ou inexpliqués.

Films d’horreur found footage connus : REC, Paranormal Activity, Le Projet Blair Witch

Surnaturel

Esprits, démons, possessions, malédictions…Le sous-genre surnaturel explore des sujets liés à l’invisible et l’au-delà.

Films d’horreur surnaturel connus : L’Exorciste, The Conjuring, Le Cercle, Annabelle

Horreur psychologique

Le sous-genre horreur psychologique met en scène différents états mentaux afin de créer la peur et de déranger le spectateur. L’horreur y est souvent plus suggérée que montrée, et met en lumière des aspects sombres de la psyché humaine. Un sous-genre qui a de quoi troubler et déstabiliser.

Films d’horreur psychologique connus :  Shining, Psychose, Rosemary’s Baby, Mister Babadook, Split, Midsommar

Le film d’horreur, c’est bien plus que des cris et du sang. C’est un véritable terrain de jeu pour les réalisateurs, un miroir de nos peurs et un genre en perpétuelle évolution. Une chose est sûre, l’horreur n’a pas fini de hanter nos écrans. Et si vous souhaitez lire des livres d'horreur, notre article Tout savoir sur le roman d'horreur est fait pour vous. Et pour encore plus de frissons, découvrez notre sélection des meilleurs films à regarder pour Halloween