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descriptif du fournisseur
Le Dernier-né raconte les derniers jours d'Alexandre le Grand, malade, alité, entouré de ses proches et de ses soldats. Son agonie devient le lieu de visions, de paroles extrêmes, où la mort prend la forme d'un drame humain autant que d'une élévation vers le divin. Inspiré à la fois par le souffle homérique et par la pensée des présocratiques, le livre propose une réécriture lyrique et anachronique des ultimes instants de cette figure historique majeure. On y discerne le goût de l'auteur pour le grandiose, la psychologie, l'Histoire et la mythologie, mais aussi l'écho de son homosexualité et de son expérience de la folie. L'ouvrage vise à créer le type psychologique d'Alexandre, tout en incarnant pour l'auteur une identité qu'il lui fallait pousser jusqu'à la mort symbolique pour écrire au-delà d'elle ! Avec Le Dernier-né, il poursuit une quête poétique où l'intime se confond avec l'universel.

Extrait :
« Ces rouges-gorges pépient en courant sur la tente.
Ils émanent du soleil - jaillissant plume à plume du fatras de faisceaux
comme une broderie dégoulinant de souffles.

En fin de journée, les rayons faiblissants Viennent les découper
Et je vois glisser
du toit jusqu'à terre une graisse orangée.

C'est le message d'un dieu ou sa malédiction.

Je ne souffre plus de ma souffrance Mais de ma santé.

Souffrir est mon point de repère Ma perspective
Ce qui me retient d'être ailleurs.

Et la souffrance elle-même
souffre de me contenir.

J'oublie.
On dit que je délire. Je ne sais pas.
Mais parfois me pique un croustillement
comme une démangeaison
qui me remplit le ventre d'un verre

que je respire
comme s'il s'agissait d'oxygène. Et je ne suis plus qu'erreurs :
« Je suis un guerrier blessé, mon épouse est morte!»
 
Le dernier né

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Arnaud Djen

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