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Je suis entrée des les premières lignes dans ce texte tellement bien écrit, je suis encore en cours de lecture, mais c’est très prenant.
Vu pendant l’émission la Grande Librairie: j’ai adoré J’ai découvert le monde du diamant, et l’histoire de ces trois générations est très attachante et fort bien écrite. Je recommande +++
Ce premier roman est un petit bijou. Que dis-je ? Un diamant. Un diamant brut. Et parfaitement taillé avec ça ! Si comme moi, vous ne connaissez rien à l’industrie du diamant, suivez le parcours de Bennie Goodman. Il vous introduira au sein de son clan familial, puis au gré de son évolution vous fera découvrir la communauté des diamantaires d’Anvers sur laquelle Yéhuda, son grand-père, règne en maître. Bien que les ponts avec le Patriarche aient été coupés et malgré la réticence de son propre père, Bennie ne peut réprimer son irrésistible attirance pour ce milieu. Il a le diamant dans la peau ?? Dès lors, à force de travail, d’acharnement et de sacrifices, Bennie Goodman deviendra Bennie Diamond, une figure incontournable du milieu. Mais sa fulgurante ascension ne sera pas du goût de tous. Seuls les diamants sont éternels… « On l’appelait Bennie Diamond » est un fabuleux roman d’apprentissage aux multiples facettes. Non seulement il nous entrouvre les portes d’un milieu très codifié, accessible uniquement par parrainage au sein duquel il est primordial de gagner la confiance et le respect des autres diamantaires pour y évoluer, mais de surcroît, il nous permet de découvrir la vie d’une famille hassidique soudée, ancrée dans la religion et les traditions, aux douloureux secrets tus et inconsciemment transmis de génération en génération. Qu’il s’agisse du grand-père, du père, de l’oncle, des cousin.e.s, de l’amoureuse, des complices, des rivaux, des traîtres, tous les personnages gravitant autour de Bennie sont attachants et la plupart empreints d’une grande humanité. Le tout est savamment orchestré sous la plume très cinématographique de Michaël Dichter, scénariste et réalisateur de formation. Le rythme, l’ambiance, le réalisme des lieux décrits et la construction du roman (chapitres courts et retours en arrière) rendent la lecture complètement addictive et lorsque le destin de Bennie bascule pour devenir Bennie Diamond j’ai inévitablement été propulsée dans l’univers du parrain, ce film culte de Francis Ford Coppola, inspiré du roman de Mario Puzo. Et parce qu'in fine « l’éternité n’est pas dans ce que l’on possède, mais dans ce que l’on transmet », ce roman nous incite à réfléchir quant à nos choix de vie. On l’appelait Bennie Diamond est un premier roman très réussi qui mérite non seulement d’être lu, mais également porté à l’écran. Un vrai petit bijou de littérature, puisse-t-il seulement être éternel…