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On impute à l'école nombre de difficultés : baisse du niveau, échecs trop importants, discipline défaillante... malgré les progrès que la psychologie a apportés dans la compréhension de l'enfant et dans l'amélioration des pratiques pédagogiques. Largement inspirées par les acquis de la psychologie, les réformes scolaires seraient-elles impossibles ? La psychologie serait-elle impuissante à améliorer le système ?
Loin de dénigrer la théorie psychologique, David Olson tente d'expliquer les raisons de ce divorce. Il nous invite à prendre en considération une dimension de l'école qui demeure souvent cachée : la dimension institutionnelle. Cette occultation a des conséquences très contre-productives en terme d'analyse et d'action. En effet, elle entretient la confusion entre deux dimensions qui parcourent le système scolaire : celle des enfants engagés comme élèves dans un processus cognitif et culturel complexe, et celle de l'école comme institution, régie par des normes, des règles, des contrôles qui visent à assurer une continuité de service dans le temps et dans l'espace. Or, la psychologie n'a pas réellement prise sur cette dimension proprement sociologique de l'institution qui concerne d'abord les enseignants et les cadres du système et aussi l'ensemble de la bureaucratie dont nos sociétés développées sont porteuses.
Pour mieux réformer l'école, il faut donc ne pas confondre ces deux dimensions et repenser en composante institutionnelle avec ses propres ressorts.