23 avril 2026

Tout savoir sur le street art

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Catherine & Sophie - Rédactrices

Que se cache-t-il derrière les graffitis, les pochoirs et les fresques murales qui colorent nos rues et ont même conquis les musées ? Le street art, bien sûr ! Mais quelle est exactement cette forme d'art urbain ? Attachez vos ceintures, car nous vous embarquons pour un voyage passionnant à travers son histoire, ses mouvements variés et ses artistes incontournables !

Qu’est-ce que le street art ?

Le street art, appelé aussi art urbain, est un ensemble de plusieurs mouvements artistiques qui ont pour point commun de s’exprimer dans l’espace public. Le street art comprend ainsi le graffiti et le tag, la peinture au pochoir, le collage et l’affichage, le trompe-l’œil mural ou au sol, le tricot urbain, le flacking, la mosaïque et bien d’autres encore. A noter : les œuvres artistiques achetées par les collectivités et exposées dans l’espace public ne font pas partie du street art.

Le street art est également identifié par son caractère éphémère. Bien que certaines œuvres sont créées sur toiles, la plupart sont réalisées sur les sols et les murs urbains qui peuvent être à tout moment repeints ou détruits. C’est notamment pour cette raison que le street art s’est construit en parallèle des beaux-arts. Là où ces derniers sont exposés dans les musées et rentrent dans le marché de l’art, le street art, quant à lui, s’offre gratuitement à la vue de tous les passants dans la rue.

Nourri par de nombreuses inspirations artistiques, de la BD aux affiches en passant par les estampes, le street art est un art multiple, d’une grande richesse culturelle et en perpétuelle évolution.

Histoire du street art

Prémices du street art

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Les racines du street art plongent très loin dans l’histoire de l’art. Les graffitis remontent en effet à l’art pariétal (environ -36 000 av JC) et il est courant d’en voir parmi les vestiges de l’Antiquité ou sur les murs des châteaux du Moyen-Âge.

Cependant, c’est au 20ème siècle que l’art urbain apparaît comme on le connaît, avec les peintures murales mexicaines de l’après révolution de 1910 ou les fresques de propagande en Russie.

Il faut attendre les années 60 pour que le street art émerge réellement. En 1963, l’artiste Gérard Zlotykamien réalise ses premières peintures éphémères en France. A Philadelphie, en 1965, une déclaration d’amour se répand sur plusieurs murs de la ville : « Cornbread Loves Cynthia » écrit compulsivement Darryl McCray, alias Cornbread. Il est considéré, avec l’artiste Cool Earl, comme celui qui a lancé le mouvement du « graffiti writing » qui se répand par la suite à Philadelphie et New York.

De son côté, Ernest Pignon-Ernest réalise en 1966 ses premiers collages-affichages sur le plateau d’Albion dans le Vaucluse, afin de dénoncer l’enfouissement de missiles nucléaires.

Enfin, la période de mai 68 voit l’explosion d’affichages contestataires. L’expression individuelle et collective, porteuse de revendications sociales et politiques, se répand sur les murs de la capitale.

 

Les années 70 : le développement du street art

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C’est dans le contexte socioculturel et économique new-yorkais des années 70 qu’émergent des grands noms du street art : Taki183Keith HaringBlade One, le trio SAMO (regroupant Jean-Michel BasquiatAl Diaz et Shannon Dawson), ou encore Epsylon Point.

Il ne s’agit plus alors d’appliquer uniquement son « blaze », c’est-à-dire la signature pseudonyme des artistes. Les revendications sociales, politiques et d’autres thématiques populaires envahissent les murs. Gérard Zlotykamien et Ernest Pignon-Ernest poursuivent notamment leurs œuvres visant à commémorer les disparus ou à dénoncer les atrocités et la misère.

Alors que le tag et le graffiti sont encore considérés comme du vandalisme, une des premières commandes officielles est faite en 1974 à Roger Somville pour peindre les murs de la station de métro Hankar à Bruxelles. La fresque murale « Notre temps » est inaugurée en septembre 1976. L’artiste explique alors : « Ce mural répond, non à un visiteur immobile comme celui des musées, mais au piéton qui se déplace […] » ou encore « J’ai tenté sur ces 600 m² à travers les projets et 300 dessins préparatoires, une transposition plastique des contradictions de « Notre Temps » […], de la lutte du monde du travail, entre autres des organisations ouvrières et de toutes leurs composantes, pour une société de justice économique et sociale. » (Source : Brochure Mural « NOTRE TEMPS » Roger Somville). La raison d’être du street art est ainsi mise en lumière : sortir l’art du musée et s’adresser à toutes les classes sociales.

 

Les années 80-90 : le street art gagne en popularité

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C’est dans les années 80 que le street art gagne en popularité auprès du public. Les grapheurs et writers deviennent de plus en plus nombreux et les métros des grandes villes américaines se couvrent de tags. Les « subway drawings » de Keith Haring sur les panneaux publicitaires du métro de New York en sont de bons exemples.

Richard Hambleton se fait connaître pendant cette décennie pour ses imitations de scène de crime et pour ses silhouettes humaines grandeur nature réalisées au pinceau. C’est également la période des premiers pochoirs de Blek le rat, de ceux d’Epsylon Point ou encore ceux de Jef Aérosol et de son travail très influencé par le punk et le rock.

Les années 80, c’est aussi la grande période du graffiti hip-hop. Impossible de ne pas citer les blazes de Bando et les œuvres de JonOneSpeedy GraphitoKim PrisuKrikiJérôme MesnagerMiss.TicDaniel Beaugeste… Voici encore des artistes emblématiques qui mériteraient qu’on revienne plus en détail sur leurs travaux et le style unique qu’ils ont développé.

L’art urbain continue de s'étendre dans les années 90 et voit l’apparition de nouveaux grands artistes comme Banksy, Blu ou Invader. C’est aussi à cette période que les institutions culturelles commencent à changer de regard sur l’art urbain. Le 1er mai 1991, Oeno, Stem et Gary taguent la station de métro Louvre-Rivoli. Alors que ces derniers sont arrêtés et incarcérés, le ministre de la culture Jack Lang leur apporte son soutien. Le 17 décembre, celui-ci parraine l’exposition Art CO’91 à la Grande Arche de la Défense et invite les 3 artistes à y réaliser une performance.

 

A partir des années 2000 : la consécration de l’art urbain

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Les années 2000 marquent un changement fondamental pour le street art : celui-ci n’est plus perçu comme du vandalisme, mais reconnu comme un art à part entière.

Les grandes expositions alors s’enchaînent : à l’espace Tiphaine-Bastille de Paris en 2000, en 2001 à la galerie Agnès B., en 2008 à Londres lors du « The Cans Festival », au Grand Palais en 2009, ainsi qu’au Palais de Tokyo en 2012 et pendant la création du festival Mural à Montréal la même année.

Le milieu s’organise aussi avec la création de collectifs, comme le M.U.R (Modulable, Urbain et Réactif) qui réunit 80 artistes, ou la Fédération de l’Art Urbain en octobre 2018, soutenue par le ministère de la culture.


Les différentes techniques du street art


Graffiti : tag, flop, graff et fresque murale

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Le graffiti se décline en plusieurs catégories :

  • Le tag est une marque ou un blaze réalisé rapidement à l’aide d’une bombe ou d’un marqueur.

  • Le flop (ou throw-up) est un tag mais avec un travail plus soigné des volumes et des couleurs. Le lettrage est souvent arrondi.

  • Le graff est une composition complexe, de taille importante avec un travail soigné du motif, des couleurs et des volumes.

  • La fresque murale a une envergure spectaculaire car elle peut s’étendre sur l’ensemble du mur, du plafond, voire de la façade entière d’un immeuble.

 

Le graffiti au pochoir

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Appelé aussi « stencils », le graffiti au pochoir est apparu dans les années 80. L’artiste élabore un pochoir sur un matériaux résistant qu’il pourra ensuite facilement transporter pour reproduire le dessin à plusieurs endroits.

 

Les stickers ou Stick Art

Le stick art est une technique de plus en plus utilisée dans le street art. Elle consiste à coller des œuvres réalisées en amont sur papier. L’artiste JR en est un bon représentant.

 

Le tape Art

Le tape art est une technique qui consiste à créer un motif à l’aide de ruban adhésif. Ce mouvement apparu en 1989 comprend deux sous-mouvements : le brown tape art et le duct tape artMark KhaismanMax ZornKlebebande et Buff Diss sont des artistes connus dans cette technique.

 

Le flacking

Le flacking est une technique artistique consistant à réparer des nids-de-poule, des fissures ou d’autres trous de l’espace public grâce à des mosaïques, des legos ou de la céramique. Les mosaïstes français Ememem et Invader sont les grands représentants de cette pratique.

 

Le tricot urbain

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Le tricot urbain est une pratique artistique faisant appel au tricot, au crochet ou à d’autres techniques de tressage et de tissage, dans le but de recouvrir le mobilier urbain ou des éléments du paysage comme les arbres et les sculptures. Ce mouvement originaire de Houston en 2005 est également appelé yarn bombingtricot-graffiti, ou tricotag.

 

Les installations ou « street installation »

Les installations mettent en scène des objets en 3 dimensions pour jouer avec l’espace et avec le public. Elles ont pour but d’interpeller, de faire réfléchir voire de choquer les passants. Mark JenkinsGregos et Ride in peace sont des artistes connus de cette pratique.

Et si vous réalisiez un tag "Street" avec Keny Kayne, artiste street art


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Réalisez un tag "Street" sur fond noir avec les marqueurs Monali grâce aux conseils de Keny Kayne - Artiste street art. 

Retrouvez dans le tuto l'ensemble des étapes pas à pas aves des visuels et le matériel nécessaire. 

https://www.cultura.com/index/index-des-marques/monali/dessins-monali/marqueurs-monali.html

Pour aller plus loin dans votre découverte du street art, apprenez-en plus sur les artistes et plongez-vous dans notre sélection de beaux livres sur le street art. Vous y trouverez des reproductions de leurs œuvres et une mise en lumière de leur travail.

Maintenant que vous savez tout sur le street art, et si vous aussi vous vous mettiez à l’art urbain ? Pour vous équiper, laissez-vous guider par notre sélection des indispensables de l’art urbain. Envie d’une petite pièce facile à réaliser ? Notre guide comment customiser ses sneakers ? vous permettra de personnaliser vos baskets en une vraie petite œuvre de street art.

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