Les racines du street art plongent très loin dans l’histoire de l’art. Les graffitis remontent en effet à l’art pariétal (environ -36 000 av JC) et il est courant d’en voir parmi les vestiges de l’Antiquité ou sur les murs des châteaux du Moyen-Âge.
Cependant, c’est au 20ème siècle que l’art urbain apparaît comme on le connaît, avec les peintures murales mexicaines de l’après révolution de 1910 ou les fresques de propagande en Russie.
Il faut attendre les années 60 pour que le street art émerge réellement. En 1963, l’artiste Gérard Zlotykamien réalise ses premières peintures éphémères en France. A Philadelphie, en 1965, une déclaration d’amour se répand sur plusieurs murs de la ville : « Cornbread Loves Cynthia » écrit compulsivement Darryl McCray, alias Cornbread. Il est considéré, avec l’artiste Cool Earl, comme celui qui a lancé le mouvement du « graffiti writing » qui se répand par la suite à Philadelphie et New York.
De son côté, Ernest Pignon-Ernest réalise en 1966 ses premiers collages-affichages sur le plateau d’Albion dans le Vaucluse, afin de dénoncer l’enfouissement de missiles nucléaires.
Enfin, la période de mai 68 voit l’explosion d’affichages contestataires. L’expression individuelle et collective, porteuse de revendications sociales et politiques, se répand sur les murs de la capitale.
Les années 70 : le développement du street art